Maltraitance animale : des chevaux sous-alimentés et privés de soins ont été secourus

Maltraitance animale : des chevaux sous-alimentés et privés de soins ont été secourus
Photo d'illustration
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, publié le mercredi 04 novembre 2020 à 19h01

Des chevaux victimes de maltraitance ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde dans l'Yonne ce mercredi 4 novembre. Une enquête a été ouverte.

Ils ont été sous-alimentés, privés de soins pendant plusieurs mois.

Ce mercredi 4 novembre, plusieurs dizaines de chevaux faisaient l'objet d'une procédure de sauvegarde, secourus d'un pré de Saint-Père, près de Vézelay, dans l'Yonne, a-t-on appris auprès du parquet.



Vingt-neuf chevaux ont déjà été secourus mardi, trente autre devraient l'être ce mercredi, puis un nombre encore indéterminé jeudi, a indiqué à l'AFP le procureur de la République d'Auxerre Hugues de Phily. Ce retrait a été demandé par la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DCSPP, ancienne direction des services vétérinaires) à la suite de privations de soins relevées sur des chevaux de treize propriétaires. Les animaux étaient retenus dans l'enclos d'un pré, été comme hiver, et ne bénéficiaient pas suffisamment de fourrage.

Les chevaux placés auprès d'associations

Une enquête a été ouverte pour "privation de soins, de nourriture et d'abreuvement sur animaux domestiques" et "placement dans un habitat pouvant causer des souffrances". Les animaux ont été temporairement placés auprès d'associations comme la Fondation Brigitte Bardot avant une solution plus définitive.


"Aujourd'hui, la Fondation Brigitte Bardot était dans l'Yonne afin de prendre en charge des équidés en grande détresse. En effet, les chevaux vivaient en troupeau en autonomie et se reproduisaient les uns avec les autres, sans soin, ni nourriture...", a déploré l'association de la comédienne sur Twitter ce mercredi, accompagnant ce message de photos des chevaux.

"C'est l'aboutissement de 13 années de procédure et d'intervention des associations pour trouver une solution afin de mettre fin au calvaire de ces chevaux", selon Patrick Sacco, président de l'association "Respectons", dans les colonnes de France 3 Bourgogne Franche Comté.

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