Mali : le journaliste Olivier Dubois affirme avoir été enlevé par un groupe jihadiste

Mali : le journaliste Olivier Dubois affirme avoir été enlevé par un groupe jihadiste
(illustration)

publié le mercredi 05 mai 2021 à 10h57

Le quai d'Orsay confirme pour l'heure la "disparition" du journaliste français, qui travaille avec plusieurs médias dont Le Point Afrique et Libération.

Un journaliste français, Olivier Dubois, collaborateur de différents médias, affirme avoir été kidnappé début avril au Mali par des jihadistes affiliés à Al-Qaïda, dans une vidéo à la provenance indéterminée circulant sur les réseaux sociaux mercredi 5 mai. Un responsable aux Affaires étrangères françaises à Paris a confirmé la "disparition" d'Olivier Dubois, qui a coopéré avec des médias comme Le Point ou le quotidien Libération.


Dans un brève vidéo d'une vingtaine de secondes, Olivier Dubois dit avoir été enlevé le 8 avril à Gao par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel. Il dit s'adresser à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises "pour qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérér".

Le secrétaire général de Reporters sans frontières a confirmé l'information, disant avoir été informé de son enlèvement "deux jours après sa disparition".



Il précise avoir gardé le silence dans les premières semaines, afin de ne pas compromettre les possibilités d'une libération rapide.

Il n'y avait plus de Français otage dans le monde depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, une septuagénaire enlevée près de 4 ans plus tôt, par des hommes armés à Gao également, où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d'aide à l'enfance.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire et s'est étendue au centre du pays.


Les violences se sont également propagées au Burkina Faso et au Niger voisins. Les violences (jihadistes, intercommunautaires ou autres) ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l'intervention des forces de l'ONU, française et africaines.
 

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