Maine-et-Loire : atteinte d'un cancer, elle doit rembourser 9 000 euros à l'Assurance maladie

Maine-et-Loire : atteinte d'un cancer, elle doit rembourser 9 000 euros à l'Assurance maladie©Panoramic
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, publié le jeudi 21 mai 2020 à 21h10

Selon les informations de France 3 Pays de la Loire, Elise, atteinte d'un cancer du sein, se retrouve désormais forcée de rembourser près de 9 000 euros d'indemnités réclamés par l'Assurance maladie. Il lui est reproché d'avoir mis un terme à son congé parental.

C'est une nouvelle péripétie dont cette famille se serait bien passée vu la période très difficile qu'elle vit déjà.

France 3 Pays de la Loire revient sur la dramatique situation dans laquelle se retrouve Elise, 33 ans, vivant à Angers (Maine-et-Loire). Déjà atteinte d'un cancer du sein, elle se retrouve en conflit avec la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) qui lui réclame la somme de 9 000 euros. En cause : l'arrêt du congé parental de la jeune femme.


En juillet 2019, la mère de famille apprend qu'elle souffre d'un cancer du sein triple négatif de grade 3. Face à la gravité de la maladie, son médecin la place en arrêt « pour affection longue durée », raconte son mari Fabien. Alors en congé maternité de son fils Milo, âgé de 10 mois, elle met un terme à ce congé auprès de la CAF. Elle est trop diminuée pour pouvoir s'en occuper. Son compagnon Fabien travaillant, c'est sa belle-mère qui vient aider la famille au quotidien.

C'est en février 2020 qu'elle a finalement recours à une opération. La fameuse tumeur lui est retirée mais le chemin vers la guérison reste encore long : 33 séances de radiothérapie sont au programme pour revenir à un meilleur niveau de santé.

« C'est un petit peu le ciel qui nous tombe sur la tête »

C'est quinze jours après le début du confinement que la mauvaise nouvelle arrive. « On a reçu un appel de la CPAM pour nous informer qu'après ré-étude du dossier, mon épouse n'était pas indemnisable et qu'il fallait qu'on rembourse toutes les indemnités journalières qu'elle a perçues depuis août », raconte Fabien à RTL. « Quand on apprend la nouvelle, c'est un petit peu le ciel qui nous tombe sur la tête. »

La famille tente de se défendre, elle assure ne plus toucher aucune indemnité depuis le mois de juillet déjà. « On lui dit qu'elle a arrêté son congé parental par anticipation, donc qu'elle ne rentre pas dans les cases. C'est aberrant », s'agace le mari.

Selon les informations de RTL, face à cette situation inédite, la CPAM d'Angers a chargé un médiateur de rentrer en contact avec la famille et espère voir ce problème se régler prochainement. « On attend un peu plus d'humanité de la CPAM. (...) Il y a un sentiment d'injustice. Ma femme n'a pas choisi d'avoir un cancer et là, on lui dit qu'elle n'est pas indemnisable parce qu'on a fait ce qu'on pensait être juste », rappelle Fabien, son compagnon.

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