Macron: pas de "changement de cap" mais "j'entends les critiques"

Macron: pas de "changement de cap" mais "j'entends les critiques"
Emmanuel Macron à l'Elysée, le 16 octobre 2018

AFP, publié le mardi 16 octobre 2018 à 20h47

Accusé par certains d'arrogance et très bas dans les sondages, Emmanuel Macron a assuré mardi, après l'annonce d'un remaniement ministériel, entendre "les critiques", assurant toutefois qu'il n'y aura "ni tournant ni changement de cap" de sa politique.

Le président s'exprimait dans un message pré-enregistré et diffusé à la télévision tandis que d'autres images de télévision le montraient en direct visitant l'Institut du Monde arabe. 

"Ces derniers mois ont pu rendre moins perceptible (le) sens (de mon action) d'abord parce que parfois par ma détermination, ou mon parler vrai j'ai pu déranger ou choquer certains. Et j'entends les critiques", a-t-il déclaré après avoir remanié le gouvernement mardi matin.

"Ce dont vous pouvez être sûrs est que ma volonté d'action, qui n'a rien perdu de son intensité" est "aujourd'hui plus forte encore", a-t-il ajouté.

"Nous devons regarder en face ce monde tel qu'il est, c'est pour cela, à noter que je demande au gouvernement d'agir en ayant conscience de ce moment, et de prendre, pour ce faire, des décisions vigoureuses afin que notre pays conserve cette maîtrise de son destin. Cela exige de ma part (...) comme de la part du gouvernement de l'écoute, du dialogue", a-t-il résumé.

"Il y a de l'impatience et je la partage, mais le temps que nous prenons est celui de nos institutions (...) Progressivement, j'en suis sûr, votre quotidien va s'améliorer car le gouvernement est sur la bonne voie", a-t-il développé.

Emmanuel Macron a procédé mardi à son premier remaniement d'ampleur, en nommant au gouvernement huit nouveaux membres et un proche, Christophe Castaner, à l'Intérieur.

"Je demande au nouveau gouvernement ainsi formé de poursuivre les transformations dont notre pays a besoin et de le faire avec un objectif simple: que nous reprenions pleinement la maîtrise de notre destin. Cela ne se fera pas en un jour. Mais il n'y a aucune fatalité", a ajouté le président.

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