Macron giflé, Castex appelle à "un sursaut républicain"

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Le Premier ministre Jean Castex, à Paris, le 4 juin 2021
Le Premier ministre Jean Castex, à Paris, le 4 juin 2021
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© AFP, Eliot BLONDET, POOL
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publié le mardi 08 juin 2021 à 15h45

Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage mardi à la mi-journée, deux personnes ont été interpellées, et le Premier ministre a appelé à un "sursaut républicain".  

Dans une vidéo diffusée sur Twitter et authentifiée par l'entourage du chef de l'Etat, M. Macron est vu s'approchant d'un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échanger brièvement avec un homme. Saisissant l'avant-bras du président, l'individu semble lui porter ensuite un coup sur la joue, l'entourage de M. Macron évoquant une "tentative de gifle". 

Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, est hurlé le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis!", ainsi que "A bas la macronie".

Dès le début des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a pris la parole pour dénoncer cette agression. "La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l'agression verbale, et encore moins l'agression physique. J'en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie", a déclaré Jean Castex.

Le chef de l'Etat a poursuivi sa visite, a indiqué l'Elysée.

Quelques minutes auparavant, M. Macron avait appelé "tout le monde au respect et au calme" pour ne pas fragiliser la démocratie après la polémique déclenchée par les propos de Jean-Luc Mélenchon et la vidéo de menace de mort visant LFI.

"Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l'acte ? Je suis solidaire du Président", a réagi sur Twitter M. Mélenchon.

"J'exprime toute ma solidarité avec le président de la République", a poursuivi le député Insoumis Eric Coquerel, rappelant avoir "été agressé en 2018 par des gens qui disait +Montjoie Saint-Denis+, de l'Action française".

"Je considère ce genre de comportement comme inadmissible", et "profondément condamnable dans une démocratie", a pour sa part déclaré la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen.

"Il est inadmissible de s'attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président qui est le Président", a insisté Mme Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle).

"Gifler le Président, c'est gifler la République. Intolérable, inacceptable", a de son côté estimé le patron des députés LR Damien Abad.

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