"Macron, faut te réveiller": des militantes près de l'Elysée contre l'"accélération des féminicides"

"Macron, faut te réveiller": des militantes près de l'Elysée contre l'"accélération des féminicides"
Capture d'image d'une vidéà de l'AFPTV du 16 octobre 2019 montrant des militantes du collectif #NousToutes rassemblées près de l'Elysée pour dénoncer "l'accélération des féminicides"

AFP, publié le mercredi 16 octobre 2019 à 13h50

Des militantes du collectif #NousToutes se sont rassemblées mardi soir près de l'Elysée pour dénoncer "l'accélération des féminicides", au nombre selon elles de 121 depuis le début de l'année, soit autant que durant toute l'année 2018, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le dernier féminicide connu, présenté par les militantes comme le 121e depuis le 1er janvier, a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi à Issoudun (Indre): un homme de 73 ans y a été placé mardi en garde à vue après avoir reconnu le meurtre de son épouse.

En 2018, le ministère de l'Intérieur avait comptabilisé 121 femmes tuées par leur conjoint ou ex-compagnon.

"On a deux mois et demi d'avance sur l'année dernière. Il y a donc clairement une accélération des féminicides", a déploré une des responsables du collectif #NousToutes, Anaïs Leleux.

"Macron, faut te réveiller, 121 femmes assassinées!" et "pas une de plus!", ont scandé la vingtaine de manifestantes, tapant sur des casseroles alors qu'elles étaient rassemblées, peu avant 22h, à quelques dizaines de mètres de la principale entrée du palais de l'Elysée. Elles ont été fermement repoussées par les forces de l'ordre.

"Nous avons énormément à faire collectivement car on voit que malgré les efforts des gouvernements successifs, incluant le nôtre, depuis des années le nombre des féminicides ne baisse pas", avait commenté plus tôt Marlène Schiappa devant une commission du Sénat.

Selon la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, qui a ouvert en septembre un "Grenelle des violences conjugales", le gouvernement va consacrer l'an prochain 361,5 millions d'euros à la lutte contre ce phénomène.

"On a demandé des mesures d'urgence mais on nous a répondu par un Grenelle. Or on n'a plus le temps d'attendre", a déclaré Anaïs Leleux. 

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