Macron dit "bye bye à la Françafrique" sur le papier selon la presse

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 Emmanuel Macron serrant les mains d'enfants burkinabés, après la visite d'une école de Ouagadougou, le 28 novembre 2017

Emmanuel Macron serrant les mains d'enfants burkinabés, après la visite d'une école de Ouagadougou, le 28 novembre 2017

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© AFP, ludovic MARIN
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AFP, publié le mercredi 29 novembre 2017 à 07h49

Une "rupture" avec le "paternalisme" mais une absence d'"actes concrets" pour bâtir de nouvelles relations entre la France et l'Afrique: la presse de mercredi accueille avec prudence le discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou.

Le Parisien évoque "un discours de rupture avec la Françafrique et un jeu de questions-réponses électrique avec des étudiants", mardi dans la capitale du Burkina Faso, première étape de la tournée africaine du président français.

En affirmant qu'"il n'y a plus de politique africaine de la France", Emmanuel Macron "a été clair : la politique africaine de la France, c'est fini. Bye bye la Françafrique...", commente Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne.

"En acceptant les questions de la salle, le président a transformé un rituel bien réglé en un show improvisé qui marquera les esprits", estime Laurent Joffrin dans son éditorial de Libération. 

- 'Grand O' plutôt réussi -

Dans L'Opinion, Rémi Godeau juge lui aussi "le grand O" de Ouagadougou "plutôt réussi" et "de bon augure": "le chef de l'Etat a les moyens de rompre avec la Françafrique, tout l'y pousse même si tout y ramène".

"A Ouagadougou, pas de révolution mais un discours réussi, direct et rénové" de la part d'un président français qui "n'était pas là pour donner des leçons, ni pour en recevoir", analyse pour sa part Arnaud de La Grange dans Le Figaro.

"Emmanuel Macron fustige le paternalisme et veut faire de l'Afrique un partenaire", souligne le quotidien économique Les Echos, qui met en avant la promesse élyséenne d'un renforcement des "partenariats en matière d'éducation".

"Il sera possible de mettre, aussi, en valeur le versant positif de la rencontre entre l'Europe et l'Afrique", insiste Guillaume Goubert dans La Croix. "Ces deux continents ne peuvent s'ignorer mutuellement. De leur capacité de coopération dépend pour une bonne part la construction d'un monde de paix".

"Sur la forme, il a fait la différence, en soulignant qu'une nouvelle génération, des deux côtés, était désormais sur le devant de la scène. Sur le fond, la rupture est moindre", note toutefois Laurent Joffrin dans Libération.

"Emmanuel Macron avait l'opportunité de poser des actes concrets, il n'a posé que des mots. Ces derniers ne soigneront pas les maux de la Françafrique, qui avance désormais masquée", regrette Jean-Emmanuel Ducoin dans L'Humanité.

Pour Laurent Bodin de L'Alsace, "il faudra plus qu'un bon discours pour faire oublier la Françafrique et restaurer des relations apaisées avec une partie de l'Afrique en colère".

 
24 commentaires - Macron dit "bye bye à la Françafrique" sur le papier selon la presse
  • si seulement E M pouvait dire " bye , bye " à la France !

  • 7 à 9 enfants par femme, est ce que l’économie française et le système social peut résister. La Françafrique c'est bien finie, dans un ou deux ans çà sera la Chinafrique.

  • Pour Macron c’est l’Afrique autrement puisqu’il se situe hors des vieilles magouilles de la Françafrique. Pour les autorités françaises, il n’est pas d’actualité que la France plie bagages pour diverses raisons : la question migratoire et le terrorisme nous oblige d’être à la pointe en matière de défense et la présence des groupes industriels français qui exploitent les ressources naturelles et financières.
    Cela étant un retrait de la France entraine tout de suite une arrivée de la Chine pour combler le vide.

  • des accolades, des tutoiements, des sourires... pour moi tout ça c est un manque de grandeur et de dignité.. a cela s ajoute les excuses et des remises en cause sur l attitude de nos soldats dans les differents conflits

    c est du président spectacle....il va falloir qu on s y habitue

    ..je preferais de loin la grandeur et la classe de nos Président d antan...on verra bien avec le temps si ce changement d attitude...sera bénéfique

  • Enfin un Président qui ose dire certaines vérités
    OUI, le problème de l'électrification, de la surnatalité, de l'industrialisation est d'abord celui des dirigeants africains, et pas le nôtre, comme certains le pensent encore
    bien des pays d'Afrique , bien qu'ayant leur indépendance depuis longtemps, comptent top sur la France pour se développer, tout en lui reprochant l'ancien colonialisme

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