LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand

LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand

Le président du parti LR, Laurent Wauquiez, le 6 décembre 2017 à Toulon

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AFP, publié le mardi 12 décembre 2017 à 13h25

Le président du parti LR, Laurent Wauquiez, a fustigé mardi Xavier Bertrand et son choix de quitter le parti, en jugeant "pas acceptable de claquer la porte de sa famille politique dans ces conditions", lors de la réunion des députés LR, selon des participants.

Jugeant que "les calculs personnels nous tuent, et nous risquons d'en payer collectivement le prix", M. Wauquiez a lancé "ce n'est pas acceptable de claquer la porte de sa famille politique dans ces conditions. Voir un tel succès de mobilisation le dimanche et partir ainsi le lundi soir...", selon des propos rapportés.

"J'ai tenté de joindre Xavier Bertrand toute la journée d'hier, je lui ai laissé des messages. Sa réponse, je l'ai eue hier durant le JT de France 2", a-t-il aussi affirmé.

Défendant pour sa part "une aventure collective" et la volonté de "se concentrer sur le souffle de la reconstruction", le nouveau patron de LR a assuré que "les égos, les aigreurs personnelles, c'est le monde d'hier. Il faut laisser les attitudes teintées d'égoïsme à la porte. Je ne regarde pas dans le rétroviseur, nous avançons". 

A peine élu président de LR, Laurent Wauquiez a dû affronter lundi son premier coup dur avec l'annonce du départ de Xavier Bertrand. Cette défection est le signe de la lourdeur de la tâche qui l'attend pour incarner l'opposition, tout en contenant la fuite des "modérés" et en maintenant sa stratégie de siphonnage du FN.

"J'ai décidé de quitter définitivement Les Républicains", a annoncé le président des Hauts-de-France, lundi, au journal de 20H00 de France 2. "Je ne reconnais plus ma famille politique alors j'ai décidé de la quitter", a-t-il dit, en dénonçant des "dérives" de LR, notamment sur l'Europe. Il a assuré qu'il n'entendait ni rejoindre un autre parti ni en créer un nouveau.

 
192 commentaires - LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand
  • Le départ de Bertrand est plutôt une bonne nouvelle ;

    oui, c'est une bonne nouvelle ..... ça prouve qu'i n'y a pas chez LR que des sectaires.

  • Il ne s'est pas porté.Il est resté en marge.Pourquoi n'a-t-il pas démissionné au lendemain des présidentielles ? Qu'aurait-il fait si Laurent Wauquiez avait fait un score minable?
    A un moment il faut que ceux qui hésitent fassent un choix et que le capitaine ne s'évertue pas à retenir les grenouilles sautant de la brouette.Au contraire qu'il aille de l'avant, clarifiant la situation.Après tout Mr Bertrand n'est qu'un simple élu de région,devenu président..Qu'il y travaille et nous verrons ses résultats.Je préfére même mieux les décisions prises par Laurent Wauquiez également président de région.

  • Il était marrant hier à la télé il imitait Macron dans la parole et dans le geste, faisait semblant d'être tolérant et ouvert en parlant de... Bertrand.

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    Voix_Off  (privé) -

    Après la fuite forcée (et heureusement salutaire) des centristes la semaine passée, Ouôquièze poursuit à toute blinde le sabordage son propre parti en désagrégeant le tissu local qui a fait sa force et qui ne manque pas de personnalités modérées. Car en plus de X. Bertrand, il faut en effet compter, à l’heure actuelle, avec les départs de F. Commeinhes, maire de Sète, d’O. Carré, maire d’Orléans, de D. Robo, maire de Vannes, de C. Béchu, maire d’Angers, de G. de Lasteyrie, maire de Palaiseau (qui a « seulement » démissionné de son poste de secrétaire départemental)… Et l’hémorragie ne fait que commencer ! À ce train infernal, il y a les meilleures chances pour que la Walkyrie du Puy-en-Velay soit sous peu incapable de former un groupe à l’Assemblée — à moins de tenter une alliance avec le groupuscule formé par les députés lepenistes — et que LR devienne une espèce de tea-party à la française…

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    Voix_Off  (privé) -

    Après la fuite forcée (et heureusement salutaire) des centristes la semaine passée, Ouôquièze poursuit à toute blinde le sabordage son propre parti en désagrégeant le tissu local qui a fait sa force et qui ne manque pas de personnalités modérées. Car en plus de X. Bertrand, il faut en effet compter, à l’heure actuelle, avec les départs de F. Commeinhes, maire de Sète, d’O. Carré, maire d’Orléans, de D. Robo, maire de Vannes, de C. Béchu, maire d’Angers, de G. de Lasteyrie, maire de Palaiseau (qui a « seulement » démissionné de son poste de secrétaire départemental)… Et l’hémorragie ne fait que commencer ! À ce train infernal, il y a les meilleures chances pour que la Walkyrie du Puy-en-Velay soit sous peu incapable de former un groupe à l’Assemblée — à moins de tenter une alliance avec le groupuscule formé par les députés lepenistes — et devienne une espèce de tea-party à la française…

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