Lot-et-Garonne : alerte au virus de la tomate

Lot-et-Garonne : alerte au virus de la tomate
Le virus qui touche le fruit n'est pas transmissible à l'homme

publié le vendredi 06 août 2021 à 09h30

Stars de l'été, les tomates et les poivrons du Sud-Ouest sont menacés par une maladie très transmissible. 

Le virus de la tomate a été détecté sur l'exploitation d'un lycée agricole de Sainte-Livrade-sur-Lot, dans le Sud-Ouest, dans le cadre de la surveillance officielle de cette maladie très transmissible frappant les plantes potagères, a annoncé jeudi le ministère de l'Agriculture.

Le "virus du fruit rugueux de la tomate brune" (ToBRFV) est "nullement transmissible à l'homme et n'a pas d'effet sur la santé humaine", a souligné le ministère dans un communiqué. Toutefois il fait d'importants dégâts sur les cultures de plantes potagères, principalement les tomates et les poivrons.

Le redoutable virus est principalement véhiculé par les plants et les semences, ainsi que par l'activité humaine (manipulation, outils).


Une enquête de traçabilité en cours
Il peut se disséminer facilement par simple contact. Le fruit contaminé perd toutes ses qualités gustatives, en raison d'une rupture de sa maturation, venant altérer la qualité de sa chair et le rendant impropre à la commercialisation. Il a été détecté pour la première fois en Europe en 2018 en Allemagne et en Italie, puis en 2019 aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Grèce.

Un premier foyer en France a été découvert dans le Finistère début 2020 et a pu être éradiqué. Il y a eu ensuite plusieurs alertes concernant des semences et plants contaminés par ce virus, en provenance pour la plupart d'autres pays européens et de pays-tiers, conduisant à leur retrait du marché pour éviter l'apparition d'autres foyers en France.

Lors d'un contrôle le 29 juillet, le virus a été à nouveau repéré, cette fois-ci sur des échantillons prélevés sur l'exploitation du lycée agricole de Sainte-Livrade-sur-Lot, qui ont été transmis pour analyse à l'Anses, l'agence nationale de sécurité sanitaire. Les plants et fruits de l'exploitation vont être détruits et l'unité de production concernée va être désinfectée. Une enquête de traçabilité sur les plants et semences est en cours pour déterminer l'origine de la contamination et son étendue.

Des contrôles vont être mis en place dans les exploitations ayant reçu des plants provenant du même lot et une surveillance renforcée va être mise en place dans les exploitations situées dans l'environnement immédiat de la zone contaminée, précise le ministère.

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