Loiret : le dispositif d'aide aux femmes battues sauvé par Marlene Schiappa

Loiret : le dispositif d'aide aux femmes battues sauvé par Marlene Schiappa
La préfecture comptait supprimer les postes des intervenants auprès de femmes victimes de violences conjugales (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le samedi 08 juillet 2017 à 16h45

Les deux postes d'assistants aux femmes victimes de violences conjugales ne seront pas supprimés, contrairement à ce qu'avait annoncé la préfecture du Loiret début juillet.

Dans un communiqué de presse publié le 1er juillet, la préfecture du Loiret annonçait la fin du dispositif d'aide aux femmes battues après avoir décidé de ne plus financer les deux assistants sociaux de l'Aidaphi, une association qui intervenait auprès d'elles dans les commissariats et gendarmeries. Il n'en sera rien, le dispositif sera bien maintenu, affirme la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes à Libération.



Ces postes d'"intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie" (ISCG) étaient financés via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance depuis décembre 2015. En 2016, les deux travailleurs sociaux ont pris en charge 425 femmes.

"LES FEMMES DOIVENT ÊTRE PROTÉGÉES PARTOUT EN FRANCE"

L'annonce avait aussitôt provoqué une vive polémique. "Les violences conjugales, c'est un phénomène complexe, qui nécessite une approche particulière par des travailleurs sociaux formés", avait ainsi souligné un délégué CGT de l'Aidaphi, tandis que le syndicat de police SCSI se disait "abasourdi".

"J'ai immédiatement demandé une délégation de crédits d'urgence pour que le préfet du Loiret puisse rétablir les deux postes et nous faisons en ce moment même un état des lieux précis de la situation des dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le Loiret", a affirmé la secrétaire d'état avant de souligner : "Les femmes doivent être protégées partout en France".=

Selon un rapport interministériel, 122 femmes ont trouvé la mort sous les coups de leur conjoint en 2015.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU