Loire : la police alerte sur des cigarettes trafiquées, offertes par des voleurs

Loire : la police alerte sur des cigarettes trafiquées, offertes par des voleurs
Ces cigarettes trafiquées ressemblent à des cigarettes industrielles (illustration).
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, publié le mercredi 31 juillet 2019 à 11h53

Depuis le week-end dernier, cinq jeunes ont été victimes de ces cigarettes empoisonnées. La substance qu'elles contiennent serait "400 fois plus puissantes que du cannabis". 

Face à la multiplication des cas, la police appelle à la plus grande vigilance.

À Roanne, en quelques jours seulement, cinq jeunes ont été victimes de cigarettes trafiquées. Le modus operandi est toujours le même. Les victimes sont abordés "par des jeunes leur proposant des cigarettes visiblement trafiquées. Après perte de connaissance, les victimes étaient 'dépouillées' de leur téléphone", note la police dans un tweet publié mardi 30 juillet. 



Les victimes sont toutes des mineurs ou des jeunes adultes. Selon selon France Bleu Loire qui rapporte les faits mardi 30 juillet, des victimes agressées samedi et dimanche ont raconté au personnel médical avoir fumé une cigarette avant de perdre. Il est toutefois impossible d'affirmer à ce stade de l'enquête qu'il s'agit à chaque agression de la même substance, ajoute la radio locale.

"Manger du gravier par poignées"

La police demande de se méfier des personnes proposant des cigarettes gratuitement et de ne pas fumer ces cigarettes. Celles-ci peuvent provoquer des effets "impressionnants et très dangereux", écrit France Bleu. Apathiques, surexcitées, les victimes passent d'un état à un autre "dans un laps de temps très court", rapporte la radio locale. "À Roanne, l'une d'entre elles a été retrouvée en train de manger des graviers par poignées, une autre s'en est prise à un pompier", poursuit France Bleu. 


Selon les premiers éléments de l'enquête, la substance contenue dans ces cigarettes est "400 fois plus puissante que le cannabis". Il pourrait s'agir de "l'herbe chamanique", une substance chimique qui sévit déjà à la Réunion. 

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