Loir-et-Cher : le Samu responsable de la mort d'un garçon de 13 ans en 2014 ?

Loir-et-Cher : le Samu responsable de la mort d'un garçon de 13 ans en 2014 ?
Des urgentistes du Samu (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le mardi 22 mai 2018 à 12h47

Les parents de l'enfant estiment que leur fils aurait pu être sauvé avec une meilleure prise en charge.

Amaury Boyer est décédé en 2014. Ses parents estiment qu'une mauvaise prise en charge du Samu est à l'origine de la mort de leur enfant, qui était atteint d'une tumeur cérébrale, rapporte France Bleu Orléans.



Selon le rapport d'expertise de la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux, l'écoute de l'enregistrement de l'appel prouve en effet que le Samu "a refusé de mettre en jeu les moyens nécessaires lors de l'appel de Madame Boyer pour transférer Amaury en neurochirurgie".

Une enquête ouverte

Une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur de la République de Blois. Plusieurs drames, révélés ces derniers jours dans la presse, mettent en lumière la saturation du Samu et plus généralement des urgences.



Outre la mort de Naomi Musenga, une enquête préliminaire a été ouverte à Cahors, après la plainte de la famille d'un septuagénaire décédé début avril, qui reproche au Samu une intervention trop tardive. Le parquet de Saint-Etienne a également ouvert une enquête pour "non-assistance à personne en danger et homicide involontaire", après le décès en mars d'une femme de 38 ans, enceinte, qui avait appelé le Samu neuf jours auparavant.

Par ailleurs, au CHU de Tours, deux femmes de 88 et 93 ans sont récemment mortes dans la salle d'attente des urgences, après une longue attente.

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