Loi travail : nouvelles manifestations prévues le 15 septembre

Loi travail : nouvelles manifestations prévues le 15 septembre
Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, le 6 juillet 2015.

, publié le mardi 30 août 2016 à 14h20

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé ce mardi à une nouvelle mobilisation nationale contre la loi travail le 15 septembre. Le syndicat demande "l'abrogation" du texte promulgué le 8 août.

Les opposants à la loi travail repartent au combat.

A l'appel de sept syndicats, dont la CGT, ils sont appelés à manifester pour la 13e fois à Paris et dans une quarantaine de villes en France le 15 septembre. "Une manifestation aura lieu à Paris, un parcours a été déposé à la préfecture", a déclaré Philippe Martinez ce mardi lors d'une conférence de presse au siège de la centrale à Montreuil. "Plusieurs manifestations sont déjà prévues dans une quarantaine de villes", a-t-il ajouté.

LE PRÉCÉDENT DU CPE EN TÊTE

Les syndicats contestataires s'opposent à ce texte depuis mars. Ils le jugent trop libéral et considèrent que le projet va accroître la précarité des salariés. Le conflit social reste cependant marqué par les nombreuses échauffourées et les violences survenues en marge de nombreuses manifestations.

"L'abrogation reste le mot d'ordre", a précisé Philippe Martinez. Selon lui, cette loi était "mauvaise au printemps est toujours mauvaise à l'automne". L'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) garde également en tête le précédent du contrat première embauche (CPE) en 2006, promulgué mais jamais appliqué.


Malgré 12 journées de mobilisation nationale entre mars et juillet, la loi travail a été promulguée le 8 août après utilisation du 49-3. En juillet, Philippe Martinez avait réfuté tout "échec" de son syndicat : "On a fait tout ce qu'on pouvait pour mobiliser contre les dangers de ce texte", avait-il expliqué. "On a d'ailleurs obtenu à la marge quelques reculs. Et grâce à ce mouvement, on a eu des avancées à la SNCF, pour les routiers et le maintien des emplois à la Direction de l'avion civile".

"Nous souhaitons que les questions sociales soient au cœur" de la campagne présidentielle, a ajouté ce mardi Philippez Martinez. La CGT ne donnera "pas de consigne de vote", avait-il cependant précisé en juillet. Toutefois, si Marine Le Pen est présente au second tour, le leader cégétiste "proposera aux instances l'idée de faire battre le Front national qui est un parti contre nos valeurs, notamment sur l'immigration". En 2012, la centrale, alors dirigée par Bernard Thibault, avait appelé à battre le président sortant Nicolas Sarkozy.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.