Loi Travail : des syndicalistes bloquent deux terminaux de Roissy-Charles-de-Gaulle

Loi Travail : des syndicalistes bloquent deux terminaux de Roissy-Charles-de-Gaulle
Des syndicalistes CGT, FO et Solidaires face à des CRS à l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle le 7 juin 2016.

publié le mardi 07 juin 2016 à 12h30

- Plusieurs centaines de salariés de l'aéroport ont empêché l'accès aux terminaux 2E et 2F ce mardi matin pendant plus d'une heure, pour protester contre le texte porté par la ministre du Travail Myriam El-Khomri. -

Après les blocages de plusieurs gares parisiennes lundi par des cheminots, des syndicalistes CGT, FO et Solidaires s'en sont pris à l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle ce mardi 7 juin.

Dans la matinée, plusieurs centaines de militants opposés à la loi Travail bloquaient l'accès au terminal 2F, aux cris de "retrait de la loi travail, ni amendable ni négociable". Les syndicalistes sont des salariés de la plateforme aéroportuaire - agents d'entretien, d'accueil ou de sécurité -. Ils se sont rassemblés vers 09h30, avant de marcher en cortège vers les accès routiers des terminaux 2E et 2F, qu'ils ont commencé à bloquer vers 10h15. Les blocages ont été levés plus d'une heure plus tard. "Bravo ! Nous avons bloqué pendant plus d'une heure le terminal de l'aéroport, c'est une grande victoire", s'est félicité un militant devant les manifestants, réunis en assemblée dans l'aérogare.

LA LOI EL KHOMRI, "C'EST LA GOUTTE D'EAU"
"Le projet de loi El Khomri, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. La situation des salariés est déjà dégradée, et ça va empirer : ça ils ne le veulent pas", a expliqué à l'AFP Serge Nybelen, secrétaire général de l'union locale CGT Roissy. Alors que François Hollande estime qu'il faut "savoir arrêter une grève", le syndicaliste juge "fort de café" les propos du président.


"C'est le gouvernement et Hollande qui ont agressé les salariés et qui tentent de passer en force", a-t-il argumenté. Et de prévenir : "Maintenant on nous fait le coup de la coupe d'Europe, mais on va continuer à mobiliser sur la plateforme". Près de lui, un délégué CGT Air France, portant un T-shirt frappé des prénoms des cinq salariés d'Air France poursuivis pour violences dans l'affaire de la chemise arrachée, criait : "On a licencié cinq innocents, ce sont nos martyrs à la lutte".

De son côté, le préfet délégué aux aéroports de Roissy et du Bourget condamne cette "manifestation pas déclarée". Dans un communiqué, il dénonce "un acte pas responsable", "alors que les efforts des forces de sécurité doivent être concentrés sur le risque terroriste et le contrôle frontalier".

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