Loi sécurité globale : les opposants veulent poursuivre le mouvement

Loi sécurité globale : les opposants veulent poursuivre le mouvement
Un manifestant face aux policiers à Paris, le 5 décembre 2020.

publié le dimanche 06 décembre 2020 à 17h10

Au lendemain d'une journée de mobilisation qui a réuni plus de 50.000 personnes en France, les opposants à la loi Sécurité globale entendent poursuivre le mouvement.

Face au silence du gouvernement, le collectif qui rassemble journalistes, syndicats et ONG réclamant le retrait d'articles de la proposition de loi Sécurité globale appelle dimanche 6 décembre à "poursuivre la mobilisation", au lendemain de manifestations parfois émaillées de violents incidents.


"La coordination #StopLoiSecuriteGlobale appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au retrait ...) des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi Sécurité globale et du Schéma national de maintien de l'ordre", indique leur communiqué.

"Emmanuel Macron n'a apporté aucune réponse lors de son interview accordée le 4 décembre à Brut" et "à ce jour, l'Elysée n'a pas répondu à notre demande d'entrevue", déplore ce collectif, qui regroupe syndicats de journalistes, diverses associations, ONG de défense des droits ou encore des gilets jaunes.

"La diversité et l'ampleur des cortèges" lors de la journée de mobilisation samedi "témoignent de l'enracinement de la contestation contre la proposition de loi Sécurité globale, tandis que d'autres villes ont rejoint le mouvement", estime-t-il, revendiquant "des dizaines de milliers" de manifestants à Paris.

Des violences qui brouillent le message

Près de 90 rassemblements ont eu lieu en France, réunissant 52.350 personnes au total, dont 5.000 personnes à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, en forte basse par rapport à la semaine précédente (133.000 personnes selon le ministère de l'Intérieur, 500.000 selon les organisateurs).

Dans la capitale, la progression du cortège a été ralentie par une série de violences (voitures incendiées, mobilier urbain saccagé, vitrines endommagées...) et des incidents ont également été signalés à Lyon, Dijon ou encore à Nantes.

"A Paris, la manifestation autorisée (...) a été très vite dénaturée par la stratégie délibérée de la terre brûlée mise en place par la préfecture de police de Paris", qui "a abouti à de nouvelles violences, à des mutilations et à des blessures graves", dénonce la coordination.
 

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