Loi santé: Buzyn veut "augmenter de 20% le nombre de médecins formés"

Loi santé: Buzyn veut "augmenter de 20% le nombre de médecins formés"
La ministre de la Santé Agnès Buzyn le 11 février 2019 à Avoine

AFP, publié le mardi 12 février 2019 à 09h42

La réforme des études de santé, mesure phare du projet de loi présenté mercredi en Conseil des ministres, vise à "augmenter de 20% à peu près le nombre de médecins formés", a indiqué mardi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Promesse d'Emmanuel Macron, la suppression du numerus clausus limitant le nombre de places en deuxième année d'études de santé a pour but d'"augmenter le nombre de médecins formés et diversifier (leurs) profils", a expliqué Mme Buzyn sur France Inter.

En 2018, ce quota était fixé à 13.523 étudiants, dont 8.205 en médecine, 3.124 en pharmacie, 1.203 en dentaire et 991 en maïeutique (sage-femme).

"Nous allons augmenter de 20% à peu près le nombre de médecins formés", a affirmé la ministre de la Santé, ajoutant "qu'il faut aussi pouvoir les accueillir et les former et nous ne pouvons pas monter drastiquement en puissance en une année". La réforme doit entrer en vigueur pour les étudiants inscrits en première année de médecine à la rentrée universitaire de septembre 2020.

Créé dans les années 1970 pour réguler la démographie médicale, le numerus clausus a atteint son plus bas niveau dans les années 1990: moins de 4.000 médecins étaient alors formés chaque année.

Depuis une vingtaine d'année, il a "déjà été largement augmenté et de jeunes médecins formés en grand nombre vont arriver sur le marché et (seront) opérationnels dans les cinq ans qui viennent", a assuré Mme Buzyn.

En parallèle de son projet de loi, le gouvernement doit encore préciser comment seront sélectionnés les futurs soignants qui débuteront leur cursus en 2020.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a prévenu lundi que "mettre fin au numerus clausus ne veut pas dire abandonner toute forme de régulation", et qu'"il y aura toujours une forme de sélection à la fin de la première année".

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