Livreur mort après une interpellation : "on a tué mon fils", s'insurge le père de la victime

Livreur mort après une interpellation : "on a tué mon fils", s'insurge le père de la victime
Un camion de police devant la Préfecture de police de Paris.

, publié le mercredi 08 janvier 2020 à 12h20

Le livreur de 42 ans a été victime d'une asphyxie avec fracture du larynx lors de son interpellation, selon les premiers résultats de l'autopsie. 

Interpellé lors d'un contrôle routier vendredi 3 janvier à Paris, Cédric Chouviat, un livreur à scooter de 42 ans, a fait un malaise cardiaque au cours de son arrestation. L'homme est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital Georges-Pompidou. 

"Aujourd'hui, j'enterre mon fils.

J'enterre un père de famille de cinq enfants. C'est pas un voyou, c'est pas un dealer qui a agressé mon fils, c'est la police nationale (...) On a assassiné mon fils, il n'y a pas d'autre mot", s'est insurgé Christian Chouviat, le père de la victime, mardi 7 janvier. 


"On ne se met pas à quatre sur un gars qui fait 100 kilos et qui fait 1m70", a-t-il également décrié sur BFMTV, dénonçant les méthodes d'interpellation, à son sens disproportionnées, utilisées par les forces de l'ordre.  "Il y a trois assassins et je veux aller au jugement. (...) Tant que mon cœur battra, j'irai au combat", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui il y a cinq orphelins qui me posent des questions : je leur dis quoi ?", se demande Christian Chouviat.

Selon les premiers résultats de l'autopsie publiés mardi, Cédric Chouviat a été victime d'une asphyxie avec fracture du larynx lors de son interpellation. Les experts ont également relevé "un état antérieur cardiovasculaire" chez la victime, sans plus de précisions. Au vu de ces éléments, le parquet a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour "homicide involontaire".

Mardi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a reconnu que ces résultats "soulèvent des questions légitimes, auxquelles des réponses devront être apportées en toute transparence". Les avocats de la famille dénoncent eux une "bavure policière".

 

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