Livraison de repas : une charte pour limiter les emballages en plastique

Livraison de repas : une charte pour limiter les emballages en plastique©GEORGES GOBET / AFP

, publié le lundi 15 février 2021 à 17h30

En vogue depuis la fermeture des restaurant, la livraison de repas génère de nombreux emballages plastiques. Les acteurs du secteur se sont engagés vis-à-vis du ministère de la Transition écologique à une diminution.

Dans un grand sac, plusieurs sachets, dans lesquels des boîtes, parfois elles-mêmes emballées, en plastique.

En vogue depuis la fermeture des restaurants pour cause de crise sanitaires, la livraison de repas pose problème. En cause, le recours aux emballages plastique.


19 acteurs de la livraison de repas ont signé lundi, 15 février, une charte avec le ministère de la Transition écologique, dans laquelle ils s'engagent entre autres à réduire leurs emballages en plastique, a fait savoir le ministère dans un communiqué. Parmi les mesures phares figure un objectif de 50% des emballages livrés qui soient sans plastique à usage unique d'ici le 1er janvier 2022, puis de 70% au 1er janvier 2023.

Les signataires promettent par ailleurs la fin de la livraison systématique de couverts et de sauces dès le 1er mars 2021, ainsi que le lancement de 12 expérimentations pour réemployer les contenants pour plats, avec notamment des dispositifs de consigne. La charte fixe aussi un objectif de 100% d'emballages recyclables au 1er janvier 2022.

Au total, "dix engagements concrets structurent cette charte, permettant aux signataires d'être acteurs de la transition écologique dans leurs domaines respectifs", a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que trois ONG accompagnent et soutiennent la démarche.

La liste des acteurs signataires regroupe des plateformes de commande de repas en ligne (Uber Eats, Deliveroo, Tiptoque, CoopCycle, Stuart); des "restaurants virtuels" fonctionnant à partir d'une cuisine centrale (Frichti, Nestor, Popchef, Foodchéri, Foodles, Saveurs et Vie); des sociétés proposant des services de réutilisation d'emballages ou de consigne (Uzaje, Green Go, Reconcil, En boîte le plat, Pyxo); et des fabricants et fournisseurs d'emballages ou contenants (Metro, Pyrex, Arc International).

Plus de 200 millions de repas ont été livrés en 2019, générant plus de 600 millions d'emballages à usage unique qui ont terminé dans nos poubelles, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique. "Ce marché est en progression constante, de 20% par an. Et la crise sanitaire ne fait que renforcer cette tendance", pointe le ministère.

Cette charte est l'aboutissement de plusieurs mois de réflexion: en juillet 2020, les acteurs de la livraison de repas s'étaient en effet engagés à formuler des propositions concrètes au gouvernement pour réduire la quantité de déchets que génère leur secteur. "Un comité de suivi se réunira régulièrement et une communication sur l'avancement des engagements sera réalisée tous les six mois. Le ministère animera la démarche et accompagnera les expérimentations de réemploi menées par les acteurs de la restauration livrée, avec l'appui de l'Ademe", l'agence de la transition écologique, détaille le communiqué.
 

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