Limitation de vitesse : une minorité d'élus voudraient revenir aux 90 km/h

Limitation de vitesse : une minorité d'élus voudraient revenir aux 90 km/h
Des employés de la DIR Est (Direction interdepartementale des routes de l'Est) enlevant un panneau 90 km/h, en juillet 2018.

, publié le dimanche 26 janvier 2020 à 17h53

Selon une étude de la Ligue contre la violence routière, partisane de la baisse de la vitesse à 80 km/h, seuls 28 conseils départementaux sur 93 seraient favorables à un retour à 90 km/h.

La vague de retour à 90 km/h ne sera-t-elle au final qu'un vague clapotis ? C'est ce que veut croire la Ligue contre la violence routière, partisane de la baisse de la vitesse à 80 km/h, dans une étude publiée dans le JDD.


Alors que de nombreux départements hésitent à revenir sur certains tronçons sur les 80 km/h, l'association a pris le température. Et là où de nombreuses voix s'étaient faites entendre contre la baisse de la vitesse il y a quelques mois, le constat est aujourd'hui plus nuancé. 

"Ce n'est pas la déferlante annoncée", assure Chantal Perrichon, présidente de l'association. 27 départements hésiteraient à revenir à 90 km/h sur certains axes routiers, et imiter la Haute-Marne et la Seine-et-Marne. Mais 38 seraient enclin à ne plus modifier la limitation de vitesse.

Ce revirement s'expliquerait politiquement selon Chantal Perrichon. "Ça confirme que la lutte contre les 80 km/h, souvent menée par des élus LR, était en fait une bataille de com pleine d'arrière-pensées politiques."

Depuis le 15 janvier, une circulaire envoyée par le gouvernement aux préfets autorise le retour aux 90 km/h à condition de respecter certains conditions strictes. Après la Haute-Marne et la Seine-Marne, La Charente et les Deux-Sèvres, ont à leur tour annoncé le retour de la vitesse maximale à 90km/h sur près de 700km de routes au total.
 

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