Limitation de vitesse à 80km/h : les radars flashent deux fois plus

Limitation de vitesse à 80km/h : les radars flashent deux fois plus
La nouvelle limitation de vitesse à 80km/h est entrée en vigueur le 1er juillet (illustration)

Orange avec AFP, publié le lundi 30 juillet 2018 à 09h40

Dans une interview accordée à Var-Matin, le préfet du Var présente le premier effet concret de la réduction de la vitesse autorisée sur le réseau secondaire de son département.

Il l'assure, "ce n'est pas le but recherché". Le préfet du Var est revenu sur la mise en application de la nouvelle limitation de vitesse à 80km/h, (contre 90 km/h auparavant), entrée en vigueur le 1er juillet.

Évoquant les résultats constatés dans son département, Jean-Luc Videlaine explique que le nombre de "flashes" a doublé depuis la baisse de 10km/h de la vitesse tolérée. "Les sept radars automatiques positionnés sur les routes désormais limitées à 80 km/h ont été reprogrammés et ils flashent plus qu'avant: depuis la mise en œuvre, il y a même plus de deux fois plus de flashes", résume t-il dans les colonnes de Var-Matin, jeudi 26 juillet. "Pourtant, ce n'est pas le but. C'est même le contraire!", défend-il.

Le Conseil d'Etat valide la mesure

La nouvelle limitation s'applique à l'ensemble des routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit sur 40% du réseau routier au niveau national. Dans le Var, "cela concerne environ 1900km sur un réseau de 2900km, soit les deux tiers", détaille t-il au sujet de la nouvelle mesure, confirmée le 25 juillet dernier par le juge des référés du Conseil d'État. La plus haute juridiction administrative française a rejeté la suspension du décret réclamée par une cinquantaine de députés, au motif que les conditions d'urgence avancées par les requérants n'étaient pas établies.


Dès son annonce le 9 janvier, la mesure de limitation de vitesse a déclenché une levée de boucliers des associations d'automobilistes et de motards, rejoints par des élus et même certains ministres. Dans un sondage publié en avril, 76% des Français s'y déclaraient opposés.

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