Lille : une pétition pour soutenir un prof de fac accusé d'avoir tenu des propos sexistes

Lille : une pétition pour soutenir un prof de fac accusé d'avoir tenu des propos sexistes
Un professeur est au centre d'une polémique après avoir tenu des propos considérés comme sexistes pendant un cours à l'université Lille 2. (Photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le samedi 21 janvier 2017 à 12h45

"C'est comme les femmes, il faut taper dessus". Les propos tenus par un professeur de l'université de Lille II n'ont pas fait rire tous ses élèves, dont certains ont dénoncé des propos sexistes sur les réseaux sociaux.

Alors que la direction de l'établissement a désavoué l'enseignant, de nombreux élèves ont au contraire signé une pétition en sa faveur, dénonçant une affaire qui a pris une ampleur "disproportionnée", rapporte La Voix du Nord vendredi 20 janvier.



Mardi, un enseignant-chercheur en histoire du droit avait provoqué la polémique lors d'un cours en amphithéâtre. En essayant de faire fonctionner son micro, il avait déploré que "tout le matériel de cette faculté est défaillant", avant de s'exclamer : "C'est comme les femmes, il faut taper dessus". Sa phrase avait provoqué rires, applaudissements et huées. Le professeur avait alors renchérit "C'est comme les femmes, il faut taper dessus deux fois pour qu'elles comprennent". Certains élèves avaient décidé de quitter le cours, d'autres de demander des explications à la fin de celui-ci. Le professeur avait finalement présenté des excuses le lendemain, déplorant toutefois que les élèves n'aient pas compris "son humour".

DÉSAVOUÉ PAR LA DIRECTION

Le président de Lille II, Xavier Vandendriessche, avait désavoué jeudi l'enseignant au cours d'une conférence de presse. "Ce qui s'est passé est tout aussi stupide qu'inexcusable, avait-il dit. Les propos tenus sont sans retenue. Il croyait faire un trait d'humour, mais dans une amphithéâtre de 400 ou 500 étudiants, tout enseignant a une certaine responsabilité. Je vais saisir la commission de discipline pour qu'elle instruise une enquête. Une procédure disciplinaire sera mise en oeuvre."

Certains élèves estiment cependant que la polémique a pris une ampleur disproportionnée et on lancé une pétition de soutien sur Facebook. "Ce professeur n'est ni machiste, ni msiogyne, mais simplement maladroit", peut-on lire sur le réseau social. Plus de 450 étudiants ont déjà signé, rapporte La Voix du Nord. "Les conséquences d'une blague malheureuse sont aujourd'hui l'atteinte à la réputation et à l'honneur d'un mari aimant, d'un père dévoué et d'un enseignant compétent", écrivent encore les auteurs de la pétition.

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