Ligue du LOL: le parquet de Paris mène une enquête pour "harcèlement"

Ligue du LOL: le parquet de Paris mène une enquête pour "harcèlement"
Une enquête pour "harcèlement" est menée depuis plusieurs mois par le parquet de Paris dans l'affaire de la "Ligue du LOL" qui concerne des faits et comportements sur internet de la part de journalistes et ...

, publié le vendredi 07 février 2020 à 19h15

Une enquête pour "harcèlement" est menée depuis plusieurs mois par le parquet de Paris dans l'affaire de la "Ligue du LOL" qui concerne des faits et comportements sur internet de la part de journalistes et de communicants notamment, a appris vendredi l'AFP de source judiciaire.

Cette source n'a pas précisé à quelle date avait été ouverte l'enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Au déclenchement de l'affaire, en février 2019, SOS Racisme avait saisi la justice, imité quelques semaines plus tard par l'association Prenons la une, qui milite pour l'égalité femmes-hommes dans les rédactions.

De nombreux internautes avaient accusé plusieurs membres du groupe, essentiellement des journalistes et des communicants, et d'autres personnes extérieures, de les avoir harcelés sur internet au tournant des années 2010, ou d'avoir par leurs critiques publiques lancé des "meutes" numériques contre eux. Ces accusations avaient entraîné le licenciement de certains des fauteurs de troubles supposés.

Parmi ces derniers figurent un ex-chef du service web de Libération, Alexandre Hervaud, et un pigiste.

Après des excuses initiales au moment de la parution d'un article de Libération sur le sujet, plusieurs d'entre eux ont par la suite contesté les accusations dont ils faisaient l'objet. 

Au moins trois procédures aux prud'hommes sont en cours contre Libération et les Inrocks.

"Cette information n'est rendue publique qu'à la faveur du premier anniversaire du fiasco médiatique qui a ruiné des dizaines de vies, sur la base d'accusations infondées", a déclaré à l'AFP Alexandre Hervaud. "Je précise cependant que je n'en étais pas informé, et n'ai jamais été contacté par qui que ce soit à ce sujet depuis un an".

Une dizaine d'autres victimes présumées, mais aussi de membres du polémique groupe Facebook ont également indiqué à l'AFP ne pas avoir été contactés par les enquêteurs au cours de cette dernière année.

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