Ligue 1 : Nice - OM interrompu après de violents incidents entre des supporters et des joueurs

Ligue 1 : Nice - OM interrompu après de violents incidents entre des supporters et des joueurs
De violences incidents lors de la rencontre Nice - OM dimanche 23 août.
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publié le lundi 23 août 2021 à 07h40

Le match de la la troisième journée de Ligue 1 qui opposait Nice à Marseille dimanche soir n'est pas allé à son terme. Marseille a déclaré forfait après des incidents entre des joueurs marseillais et des supporters niçois. 

Une semaine après une interruption à Montpellier, le match qui opposait Nice et l'OM dimanche 22 août n'est pas allé à son terme.

Que s'est-il passé dimanche soir à l'Allianz Riviera ? Alors que Nice menait depuis un but de Kasper Dolberg (48e), l'incident a commencé à la 75e minute à ce poteau de corner. Le meneur de l'OM Dimitri Payet a renvoyé vers la tribune des supporters de Nice une des nombreuses bouteilles en plastique qu'il recevait à chaque fois qu'il allait tirer un corner. En première période déjà, du même côté du terrain, le speaker du stade avait déjà demandé aux supporters de ne rien jeter sur la pelouse.




Heurté par un des projectiles, l'attaquant s'est effondré au sol avant de se relever et d'empoigner la bouteille qui l'avait touché pour la lancer vers la tribune. Ses coéquipiers Alvaro Gonzalez et Mattéo Guendouzi ont couru vers le kop pour haranguer la zone d'où venait la bouteille. Un cordon de sécurité de stadiers, vêtus de gilets jaunes, a essayé d'arrêter les supporters, mais des coups ont été échangés à différents endroits du terrain dans une mêlée, entre joueurs des deux équipes, des supporters qui ont envahi le terrain et des stadiers rapidement débordés. 

"La sécurité de nos joueurs n'était pas garantie" 

Après 90 minutes d'atermoiements, la rencontre a été définitivement arrêtée alors que Nice menait 1 - 0. L'arbitre, Benoît Bastien, a mis le ballon au poteau de corner, a sifflé et constaté l'absence des Marseillais. "La Ligue (LFP) a décidé de faire reprendre le match. On a décidé pour la sécurité de nos joueurs, qui ont été agressés lors de l'envahissement du terrain, de ne pas reprendre car la sécurité de nos joueurs n'était pas garantie", a expliqué le président de l'OM, Pablo Longoria, dans une vidéo transmise aux médias.



"L'arbitre était avec nous, il nous a confirmé à (l'entraîneur) Jorge Sampaoli et à moi que la sécurité n'était pas garantie et avait décidé d'arrêter le match", a poursuivi le dirigeant. "Ce qui est passé aujourd'hui est complètement inacceptable, on doit faire un précédent pour le foot français", a insisté le dirigeant espagnol, appelant à des sanctions. Nice, de son côté, comptait sur une reprise de la partie. "Je sais très bien que le match aurait pu reprendre. J'étais persuadé que cela se passerait très bien. Malheureusement les Marseillais n'ont pas souhaité reprendre le match. Dont acte", a dit le président niçois, Jean-Pierre Rivère, en conférence de presse d'après-match.

Le soutien à son équipe du maire de Marseille 

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a réagi sur Twitter après l'arrêt de la partie : "Des joueurs blessés, une sécurité défaillante : le match n'aurait jamais dû reprendre. Triste décision. Fier de mon équipe qui ne s'est pas prêtée à cette mascarade".


Selon l'édile, Nice ne doit pas remporter ce match au vue du comportement de ses supporters. "Je vais téléphoner à la ministre des Sports aujourd'hui pour lui dire ma manière de penser, que (la fin du match) n'est pas valable", a déclaré le maire de Marseille, Benoît Payan sur franceinfo lundi 23 août. 

Des photos ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant des marques sur des joueurs marseillais, notamment des coupures au cou sur Luan Peres et le dos écorché de Payet. Parmi les nombreux acteurs en colère, l'entraîneur de Marseille, Sampaoli, a dû être maîtrisé par des membres de son staff pour ne pas se battre. 

Une enquête ouverte

En tribune, Longoria et Rivère en sont presque venus aux mains. "Ils se sont empoignés par le col et les gardes du corps ont dû les séparer", a raconté à l'AFP un témoin de la scène en tribune présidentielle. "On a eu des jets de bouteille d'eau, ça on ne peut pas le contester", a reconnu le président de Nice. "Malheureusement ce qui a mis le feu au poudre c'est la réaction de deux joueurs marseillais de rejeter ces bouteilles, ou d'autres bouteilles, à travers la tribune de nos supporters et puis après ça s'est un peu enchaîné", a-t-il poursuivi. Pablo Longoria a également reproché au service de sécurité de Marseille d'avoir "frapp(é) nos joueurs. Deux joueurs ont été frappés".

"Une enquête est en cours, mais il n'y a pas de garde à vue" à ce stade, a précisé lundi à l'AFP le parquet de Nice. 

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