Licenciements massifs chez le géant Office Depot France, en liquidation judiciaire

Licenciements massifs chez le géant Office Depot France, en liquidation judiciaire©Capture d'écran Franceinfo

publié le mardi 28 septembre 2021 à 20h30

Libération annonce que la liquidation d'Office Depot France a été actée par le tribunal de commerce de Lille (Nord), mardi 28 septembre. Ce sont près de 963 salariés qui se retrouvent donc sans emploi.

La décision finale est tombée mardi 28 septembre. Comme le rapporte Libération, le tribunal de commerce de Lille (Nord) a statué en ce qui concerne l'avenir d'Office Depot France, géant des fournitures de bureau. Il a officialisé la liquidation de la société.



Le verdict n'a pas surpris le délégué Unsa de l'entreprise, Sébastien Fournier. "L'audience a duré quinze minutes, le document était même déjà écrit", déclare-t-il. Avec l'officialisation de cette décision de justice, ce sont au total 963 salariés qui vont être licenciés. Cela vise notamment les commerciaux et les transporteurs des sites à Senlis (Oise), à Villepinte (Seine-Saint-Denis), dans le Loiret ou bien dans les Bouches-du-Rhône, précise le média.

Des salariés prêts à se réorienter

Les salariés visés par ce plan social tentent de se serrer les coudes, notamment avec la création d'une association entre ex-employés. Mais si certains ont déjà réussi à retrouver du travail autre part, d'autres restent touchés par la brutalité de cette décision. Des personnes licenciées veulent, elles, "changer de métier", confie Sébastien Fournier.

Office Depot France a connu une année 2021 mouvementée. Rachetée par le fonds d'investissement allemand Aurélius en 2017, la société avait été reprise partiellement, pour ses activités retail, par la coopérative Alkor, cette année. Celle-ci s'était engagée à reprendre 460 salariés sur quelques 1.480 et à proposer près de 370 nouveaux postes supplémentaires. Le fonds allemand, lui, aurait par ailleurs promis que 10 millions d'euros, issus de la transaction du site de Senlis, auraient dû servir à indemniser les salariés (dont l'ancienneté moyenne s'élève à 25 ans), outre les indemnités légales. Une promesse qui n'a pas été tenue. L'enveloppe s'élèverait finalement à trois millions d'euros.

À ce sujet, la colère s'est aussi installée parmi les élus et Céline Pares, avocate des salariés d'Office dépôt. Cette dernière juge que la gestion du tribunal de commerce a été "non transparente", laissant de "gros doutes sur les flux, le passif, la trésorerie... C'est un dossier qui sent mauvais, surtout que des millions se trimballent partout. Or on doit la vérité aux salariés, c'est un minimum", déclare-t-elle auprès de Libération.  La "bataille pour l'emploi" ayant pris fin, l'avocate affirme qu'elle va désormais se concentrer "sur la bataille des réparations".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.