LFI ne pâtira pas des déclarations de Mélenchon, assure Quatennens

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Adrien Quatennens (d) et Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le 4 mai 2021 à Paris
Adrien Quatennens (d) et Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le 4 mai 2021 à Paris
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© AFP, Christophe ARCHAMBAULT

publié le mardi 08 juin 2021 à 11h01

Le numéro deux de LFI Adrien Quatennens a assuré mardi que le mouvement ne pâtira pas des déclarations de Jean-Luc Mélenchon liant terrorisme et campagne présidentielle, et a demandé aux familles de victimes de "comprendre" les propos de son leader, qui font polémique.

Alors qu'on lui faisait remarquer sur Europe 1 que LFI risque de souffrir de cette séquence, Adrien Quatennens a assuré que "bien sûr que non, absolument pas". Jean-Luc Mélenchon "est aujourd'hui notre principal point d'appui sur toutes ces questions-là et je demande simplement que ses propos arrêtent d'être manipulés", a-t-il ajouté.

Ne faut-il pas désormais présenter des excuses aux familles de victimes d'attentats terroristes islamistes ? "Ca me dérange s'ils sont choqués, touchés par cette polémique, mais je leur demande d'entendre, et y compris s'il le faut de revoir la séquence de Jean-Luc Mélenchon" dans l'émission politique où il les a prononcés.

"Si ces propos ont été incompris, c'est regrettable", a-t-il poursuivi, en demandant "solennellement" à Latifa Ibn Ziaten, dont le fils militaire a été tué par Mohammed Merah, "de comprendre que Jean-Luc Mélenchon ne minore pas la gravité des attaques et s'est toujours trouvé (aux) côtés" des familles des victimes comme il le sera "toujours face aux attaques terroristes quelles qu'elles soient".

Jean-Luc Mélenchon voulait dire que "les organisations terroristes choisissent leur moment pour peser sur notre démocratie", et "cherchent à diviser le peuple français", a-t-il réaffirmé.

La vidéo d'extrême droite qu'il a pointée du doigt lundi, où un youtubeur simule le meurtre d'un électeur Insoumis représenté par un mannequin, n'est-elle pas un contre-feu ? "Est-ce que ce ne serait pas du complotisme de votre part de le penser ?", a rétorqué M. Quatennens.

Il a en outre estimé que "le fait que des menaces de mort contre des militants politiques qui participent d'un climat détestable dans le pays ne suscitent pas d'émotion est grave".

Les propos de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2022, prédisant dimanche "un grave incident ou un meurtre", un événement "écrit d'avance", dans la dernière semaine de la campagne, ont suscité l'indignation dans la classe politique, qui l'accuse de "complotisme", et parmi les familles des victimes des attentats de terroristes islamistes.

Il a ensuite exprimé sa "compassion pour les victimes" mais aussi dénoncé une "ambiance violente" entretenue par ses détracteurs, braquant les projecteurs sur une vidéo d'extrême droite diffusée dimanche. 

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