Levothyrox : un rapport met en cause les pouvoirs publics

Levothyrox : un rapport met en cause les pouvoirs publics
Une boîte de Levothyrox (photo d'illustration).

, publié le dimanche 02 septembre 2018 à 22h09

La France est le premier pays où la nouvelle formule du médicament a été introduite, en 2017.

Le changement de formule du Levothyrox, un médicament pris par 3 millions de malades de la thyroïde, continue de faire polémique. Un rapport sur l'amélioration de l'information sur les médicaments sera remis à la ministre de la santé Agnès Buzyn ce lundi 3 septembre.

Le Parisien révèle que les conclusions de ce rapport pointent de nombreux problèmes, à commencer par "l'absence de réaction aux nombreux signaux facilement repérables sur la Toile" ou encore "l'absence d'anticipation". "La minimisation du ressenti des malades" est également dénoncée.



Une sénatrice réclame une mission d'enquête

"L'effet nocebo (substance qui semble nuisible à leurs utilisateurs même s'ils sont objectivement inoffensifs, ndlr) a très vite été évoqué pour expliquer des effets secondaires [...] Même un tel effet ne saurait disqualifier la réalité des plaintes exprimées par les milliers de patients", dénonce le rapport.

Face aux "manquements à la transparence" de la police sanitaire, les spécialistes préconisent la création d'une plateforme "Médicament Info Service", composée d'un site Internet grand public et d'une ligne téléphonique pour les professionnels de santé.



En France, des patients accusent la nouvelle formule du Levothyrox d'avoir provoqué une vague d'effets secondaires pour l'instant inexpliqués. L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), le gendarme du médicament, a voulu rassurer cet été sur "la bonne qualité" de la nouvelle formule et sur sa stabilité.

Parallèlement, Laurence Cohen, vice-présidente de la commission des affaires sociales au Sénat, souhaite mener une mission d'enquête pour avoir "une vue réelle sur la situation".

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