Les voitures-radar privées déployées dans tout l'Hexagone en 2022

Les voitures-radar privées déployées dans tout l'Hexagone en 2022
(Photo d'illustration)

publié le vendredi 08 octobre 2021 à 09h36

Les voitures-radar confiées à des entreprises privées et munies de flash infra-rouge non-visible pourront l'an prochain opérer dans "tout ou partie" des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Occitanie, qui n'étaient jusque-là pas incluses dans le dispositif

Expérimentées entre 2018 et 2020, les voitures-radar privées s'étendent progressivement à tout le territoire métropolitain. Ces véhicules banalisés circulaient déjà dans en Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire et Centre-Val de Loire avant avril 2021, avant d'être déployés cette année dans le Grand-Est, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle-Aquitaine. 



En 2022, elles pourront opérer dans "tout ou partie" des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Occitanie, précise un document prévisionnel budgétaire du ministère de l'Intérieur, rapporte l'AFP. 

Ces quatre régions n'étaient jusque-là pas incluses dans le dispositif prévu par un Comité interministériel de la sécurité routière en 2015. 

714 millions d'euros de recettes attendus

Le transfert des forces de l'ordre aux opérateurs privés est terminé dans quatre régions, et se poursuit dans les autres. Selon des chiffres de la Sécurité routière au 1er août 2021, 202 véhicules étaient conduits par les forces de l'ordre, 183 par des opérateurs privés. 

Quelle est la différence ? Les véhicules radars, pour la plupart de type berlines, sont banalisés, équipés de caméras posées sur les plages avant et arrière afin de détecter automatiquement - et alors qu'ils sont insérés dans la circulation - les excès de vitesse, sans flash visible. Les voitures privées ne circulent qu'avec un chauffeur à bord, alors que dans celles des forces de l'ordre, un fonctionnaire conduit tandis qu'un autre relève la vitesse maximum autorisée. Le parcours des voitures-radars privées est défini par la préfecture en fonction notamment des zones accidentogènes.

Par ailleurs, le parc de radars automatiques "se rapprochera du seuil maximum de 4.700 équipements fin 2022", indique le document du ministère de l'Intérieur. 

Le ministère de l'Intérieur prévoit ainsi 714 millions d'euros de recettes grâce aux radars routiers en 2022 (contre 760 millions en 2019, selon les derniers chiffres disponibles). 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.