France

Les vétérinaires pourraient être formés pour détecter les violences dans les familles

Professionnels du monde animal, policiers, gendarmes ou encore juges… Tous sont d’accord pour dire qu’un lien entre les violences animales et les violences intrafamiliales existe. Ils demandent à ce que les vétérinaires soient mieux formés pour détecter ces violences.

"Papa, il frappe soit le chien, soit maman." Au sein des familles, des drames se jouent mais des liens entre les violences pourraient aider à détecter ces violences. C’est ce que soutiennent les professionnels du monde animal, auprès de nos confrères de BFMTV. Ils militent pour que les vétérinaires soient formés afin de déceler ce genre de comportements dangereux.

Anne-Claire Gagnon, présidente de l’Association contre la maltraitance animale et humaine (AMAH), est de ceux-là. "Le repérage de la violence contre les animaux doit aller de pair avec le repérage de la violence intrafamiliale, la violence conjugale ou la maltraitance, notamment contre les enfants", indique-t-elle à BFMTV ce dimanche 27 août.

Les autres pays en avance

Bien qu’aucune étude ne prouve de corrélation entre ces deux types de violences, juges, policiers, gendarmes et professionnels du monde animal, eux, le constatent. "Ça fait 25 ans que le Canada, l'Angleterre, les Etats-Unis, ou les Pays-Bas sont très sensibilisés sur cette question du lien entre les maltraitances et du fait qu'il n'y ait pas une seule violence", explique la vétérinaire Anne-Claire Gagnon qui ajoute aussi que, parfois, "le moyen éducatif" employé pour un animal peut être le même que pour un enfant. Quant à l’enfant, lui aussi pourrait être susceptible de reproduire ce qu’il voit ou subit. "Quand un enfant frappe l'animal du foyer, ça peut être révélateur de violences ou d'abus sexuels à la maison", remarque Anne-Claire Gagnon.

publié le 27 août à 07h15, Inès Cussac, 6Medias

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