Les trois quarts des jeunes ont subi des préjudices importants à cause de la crise du Covid-19

Les trois quarts des jeunes ont subi des préjudices importants à cause de la crise du Covid-19
Un étudiant à l'université d'Aix-Marseille, le 19 novembre 2020.

, publié le vendredi 20 novembre 2020 à 14h28

SONDAGE. Un sondage Odoxa-Dentsu consulting* réalisé pour franceinfo et Le Figaro révèle que 51% des jeunes ont vu leur pouvoir d'achat baisser, 60% ont eu du mal à suivre leurs études à distance et 24% déplorent une détérioration de leur vie amoureuse.

Pour autant, 65% d'entre eux pensent que le reconfinement est une bonne chose. 




"C'est dur d'avoir 20 ans en 2020", reconnaissait Emmanuel Macron mi-octobre à l'annonce de la mise en place du couvre-feu dans plusieurs métropole pour faire face à l'épidémie de Covid-19. Depuis, le président de la République a mis en place un reconfinement qui n'a pas arrangé la situation des jeunes, déjà très impactés par le premier confinement du printemps. Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting* réalisé pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 19 novembre, 57% des 15-30 ans vivent mal ce deuxième confinement, alors que 54% des Français disent à l'inverse qu'il n'est pas difficile à vivre.



76% d'entre eux regrettent les soirées chez les amis, 69% les bars et les restaurants, 65% le cinéma ou les sorties culturelles, 60% le sport et 78% les réunions de famille. Si seulement un tiers (36%) des jeunes actifs regrettent de pouvoir aller au travail, la fac ou l'école manque à 59% des étudiants. Près de la moitié des jeunes (45%) est par ailleurs affecté dans sa vie amoureuse et sentimentale. 

Les études, le pouvoir d'achat et la vie affective impactés

Pire encore que le manque, 75% des 15-30 ont subi des préjudices importants à cause de la crise sanitaire. Financièrement d'abord : 51% ont vu leur pouvoir d'achat baisser, 30% d'un jeune actif sur trois a perdu son emploi ou a eu de grandes difficultés à l'exercer et 18% des jeunes ont perdu leur logement ou connu de grandes difficultés pour le payer. 

La vie scolaire en a aussi pâti : 45% des jeunes ont eu des difficultés concernant leurs stages, allant jusqu'à l'annulation, et leurs formations, et 60% des étudiants ont eu des difficultés pour suivre leurs études à distance. A tel point, que 18% d'entre eux ont dû redoubler ou ont eu des difficultés importantes. 70% des étudiants craignent de rencontrer des difficultés pour mener à bien leurs études. 

Sur le plan social, 32% des jeunes affirment que la crise a détérioré leurs relations amicales, 26% leurs relations familiales et 24% leur vie amoureuse. 

Une jeunesse "sacrifiée", mais...

Les jeunes sont loin d'être confiants sur l'avenir. En effet, alors que 65% des 15-30 ans estiment que leur génération est la plus pénalisée actuellement par les conséquences de cette crise, 85% jugent qu'elle sera également la plus impactée à l'avenir. Une opinion largement partagée par l'ensemble des Français qui estiment, à 55%, que c'est bien la jeunesse qui est la plus pénalisée actuellement et pensent à 75% qu'elle sera le plus pénalisée à l'avenir.

Néanmoins, près d'un Français sur deux (49%) et surtout 69% des plus de 65 ans pensent que "de toutes les générations, c'est la jeunesse qui est la plus responsable de la situation sanitaire actuelle car c'est elle qui a le plus propagé l'épidémie". Quatre jeunes sur 10 (39%) partagent ce jugement.

Le confinement est une bonne mesure

Pour autant, 65% des 15-30 ans pensent que le deuxième confinement est une bonne mesure (68% pour l'ensemble des Français). 60% d'entre eux estiment qu'il produit des résultats efficaces sur le plan sanitaire (70% pour l'ensemble des Français) et 52% des 15-30 ans disent qu'il faudrait le prolonger d'au moins encore 15 jours après le 1er décembre (57% des Français sont pour). 

Les jeunes sont en effet inquiets pour leur propre santé (46% contre 59% des Français) mais surtout celles de leurs proches (80% pour les jeunes et l'ensemble des Français) et pour les conséquences sur la situation économique (83% contre 91% des Français). 

* Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1.691 Français, dont 686 jeunes (15-30 ans), interrogés par Internet les 18 et 19 novembre 2020. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.