Les syndicats sont "mourants", estime le leader de l'Unsa

Les syndicats sont "mourants", estime le leader de l'Unsa
Laurent Escure, en juillet 2020, à Paris

, publié le mercredi 23 septembre 2020 à 16h50

La réponse de Laurent Escure faisait écho à une phrase du leader de la CFDT Laurent Berger, qui avait estimé en 2017 que les syndicats étaient "mortels comme les partis politiques".

Au coeur d'un contexte social lourd marqué par la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune, le secrétaire général de l'Unsa s'est alarmé de l'état des organisations syndicales et de leur "impuissance", dans un entretien accordé aux Echos publié mercredi 23 septembre. "La crise révèle avec encore plus d'acuité une forme d'impuissance des syndicats. Certains disent qu'ils sont mortels, moi je pense qu'ils sont mourants", indique le responsable de ce syndicat non-représentatif.

Le dirigeant fait référence à une déclaration de novembre 2017 de Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, où il avait dit à Libération que "les syndicats sont mortels comme les partis politiques". "Un salarié sur deux n'est pas dans la zone de protection des syndicats", ajoute Laurent Escure. "L'actualité est marquée actuellement par l'annonce par Bridgestone de la fermeture de son site de Béthune qui illustrerait l'arrivée de grands plans sociaux", dit-il.

"Mais derrière ce spectre, le vrai plan social massif qui se joue en réalité, c'est celui de la non-embauche. Et celui des départs invisibles de salariés de petites entreprises, des sous-traitants, des intérimaires. Là où les syndicats ne sont pas". Pour se montrer "utile" aux salariés, l'Unsa prévoit de déployer "1.000 'aidants'", censés être "des référents de proximité pour ces salariés oubliés des syndicats".

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