Les syndicats d'Air France menacent d'un "été houleux"

Les syndicats d'Air France menacent d'un "été houleux"
Un avion d'Air France à Amsterdam, le 7 mai 2018.

Orange avec AFP, publié le mardi 05 juin 2018 à 15h08

Malgré la démission du PDG Jean-Marc Janaillac, la direction ne propose "toujours rien", dénonce l'intersyndicale.

"C'est clair qu'on en restera pas là". Les syndicats d'Air France ont menacé la direction de la compagnie aérienne d'un "été houleux" après une réunion lundi 4 juin, même si aucune nouvelle date de grève ne devrait être annoncée avant la fin de la semaine, ont-ils indiqué à l'AFP.

Selon Karim Taïbi de Force ouvrière (FO), il y a "unanimité de l'intersyndicale pour repartir" dans une grève interrompue avec le départ du PDG Jean-Marc Janaillac début mai. "L'intersyndicale dans sa totalité a décidé de ne pas en rester là. La direction actuelle perd le peu de crédit qui lui reste en refusant de tirer les conclusions de la concertation qu'elle a elle-même lancée", a prévenu Christophe Malloggi, autre représentant FO.

Selon lui, "le conseil d'administration de la holding fuit ses responsabilités. Tout ce joli monde devra assumer l'été houleux qui s'annonce". 

Verdict vendredi

Les syndicats, qui ont mené ces dernières semaines un combat pour obtenir des hausses de salaires, ne communiqueront ensemble que vendredi, à l'issue des rencontres bilatérales programmées entre la présidente par intérim d'Air France-KLM, Anne-Marie Couderc, et les syndicats représentatifs de la compagnie aérienne.

Pour Jérôme Beaurain de SUD-Aérien, "c'est clair qu'on n'en restera pas là". L'intersyndicale "constate" que la direction ne propose "toujours rien", malgré le résultat de la consultation organisée par l'ex-PDG Jean-Marc Janaillac.

"On en saura plus vendredi", a noté Grégoire Aplincourt du Spaf (2e syndicat chez les pilotes), "mais comment imaginer en rester là après tout ce qu'il s'est passé? On ne restera pas sans réagir".

Pour une augmentation des salaires

Dix syndicats de tous métiers ont été à l'origine de 15 journées de grève menées entre fin février et début mai. M. Janaillac avait démissionné de son poste à la tête du groupe franco-néerlandais après le rejet par une majorité du personnel d'Air France (55%) d'un projet d'accord salarial qu'il avait mis sur la table pour sortir de ce mouvement de grève. 

L'intersyndicale réclame une augmentation générale des salaires de 5,1% dès cette année.

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