Les services secrets redoutent des attentats à la voiture piégée en France

Les services secrets redoutent des attentats à la voiture piégée en France©Reuters

6Medias, publié le mardi 12 juillet 2016 à 11h00

Le directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) était entendu à huis clos par l'Assemblée nationale le 24 mai dernier. Il a expliqué craindre d'autres attaques de Daech en France, notamment au moyen de "véhicules piégés" et "d'engins explosifs".

La lutte antiterroriste mobilise en ce moment deux tiers des effectifs de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

À sa tête, Patrick Calvar qui a témoigné à huis clos le 24 mai dernier devant la commission d'enquête parlementaire relative aux moyens mis en oeuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015. Et ses prédictions sont pour le moins inquiétantes.
Pour lui, les terroristes vont passer au stade "des véhicules piégés et des engins explosifs, et ainsi ils monteront en puissance" rapporte Le Figaro. Patrick Cavar rappelle que ce sont des méthodes déjà utilisées "en 1986 et 1995 : il s'agit de modes opératoires classiques." Des modes opératoires qui permettent de ne pas "aller à l'assaut avec la mort à la clef", mais qui nécessitent en revanche de déployer des "artificiers et [d']organiser toute une logistique."

15 projets d'attentats empêchés

Environ 2 000 suspects en relation avec le conflit syrien sont surveillés par la DGSI. Parmi eux, Patrick Calvar estime que "la menace la plus forte est représentée par des gens qui ont combattu, qui ont été entraînés en Syrie et en Irak, à l'exemple de ceux qui ont attaqué le Bataclan (...) Ils sont au nombre de 400 à 500." Pour lui, ce sont les seuls capables de mener des "actions terroristes d'ampleur", même s'il estime qu'il faut aussi ne "plus raisonner en termes de Français ou de personnes résidant en France, mais de francophones. Des milliers de Tunisiens, des milliers de Marocains et d'Algériens peuvent être projetés sur notre territoire."
Et d'après Le Figaro, c'est bien l'État islamique qui est évoqué : "Ils ont récupéré ce dont disposait l'armée de Saddam Hussein ou l'armée de Bachar al-Assad et ils n'hésitent pas à l'utiliser sur le terrain." Le quotidien rappelle aussi que depuis 2011 et le début de la guerre en Syrie, la DGSI a arrêté plus de 350 personnes et empêché quinze projets d'attentats.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.