France

Les salons de coiffure font face à une énorme vague de faillites, du presque jamais-vu !

Depuis le début de l'année, plus de 600 salons connaissent des difficultés. Dues à l'inflation, à l'augmentation du coût des charges, mais également à la pandémie et à une concurrence toujours plus accrue, indique Le Figaro.

De plus en plus de salons de coiffure mettent la clé sous la porte. C’est le constat fait par le cabinet d’étude Altarès, cité par Le Figaro, mercredi 9 août. Au premier semestre de cette année, plus de 600 salons sont entrés en déficit, soit 50% de plus que l’an dernier, souligne le quotidien. Une lancée qui pourrait battre le record établi en 2015, où plus de 1 000 salons avaient dû tirer le rideau définitivement. Ces difficultés s’expliquent par de nombreux facteurs, dont une concurrence de plus en plus féroce, rapporte BFMTV.

Boostés par les confinements, pendant lesquels ils cochaient la case de "commerce essentiel", les établissements ont fleuri un peu partout en France, jusqu’à l’indigestion. "Il y a trop de salons de coiffure ! Le marché doit se réguler. La France par rapport à l'Angleterre… il y a trois fois plus de salons de coiffure !", a ainsi regretté Christophe Doré, président de l'Union nationale des entreprises de coiffure, auprès de la chaîne d’information. Selon lui, cette mauvaise passe est néanmoins nécessaire pour réguler le nombre de coiffeurs dans l’Hexagone.

Fréquentation, charges, dettes...

Parmi les autres causes, la baisse de la fréquentation, notamment liée à l’inflation et à la baisse du pouvoir d’achat. De nombreux coiffeurs interrogés constatent que leurs clients, même les plus fidèles, ont tendance à venir moins souvent. "Mes clients, plutôt aisés pour la plupart, espacent leurs visites. Avant, ils venaient chaque mois, maintenant, quatre fois dans l'année à peine", explique au Figaro le gérant d’un établissement situé dans 9e arrondissement de Paris.

Un manque à gagner auquel s’ajoutent des charges toujours plus élevées, mais aussi un retour de flamme de la pandémie : le remboursement du prêt garanti par l’État (PGE), qui concerne encore près d’un salon sur dix en France, précise BFMTV. Enfin, les coiffeurs sur le marché du travail tentent de tirer profit de la multiplication des établissements en s’offrant au plus gros portefeuille. Paradoxalement, la profession n’attire plus et compte de moins en moins d’apprentis et d’alternants. Une manne historiquement précieuse pour les salons, indique Le Figaro.

publié le 10 août à 16h00, Orange avec 6Medias

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