Les Républicains : Michèle Alliot-Marie étrille Alain Juppé

Les Républicains : Michèle Alliot-Marie étrille Alain Juppé

Michèle Alliot-Marie, le 21 décembre 2016 à Paris. L'eurodéputée Les Républicains (LR) critique Alain Juppé dans Le Parisien lundi 22 janvier, et souhaite laisser à Laurent Wauquiez le temps de faire ses preuves.

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Orange avec AFP, publié le lundi 22 janvier 2018 à 11h16

L'eurodéputée critique ceux qui quittent ou critiquent Les Républicains (LR), comme le maire de Bordeaux, mais aussi Xavier Bertrand. Elle demande à son camp de "laisser du temps" à Laurent Wauquiez, élu à la tête du parti en décembre dernier. 

"MAM" n'apprécie pas que certains, au sein de LR, critiquent leur nouveau patron Laurent Wauquiez. Dans son viseur : le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (qui a quitté le parti en décembre, après l'élection du président du parti), la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse ou le député de Seine-et-Marne Jean-François Copé. Mais surtout, l'ancienne ministre de la Justice vise le maire de Bordeaux Alain Juppé

"J'en ai un peu ras-le-bol du dénigrement et de la critique systématique !", lance-t-elle dans Le Parisien, lundi 22 janvier. À propos de Xavier Bertrand et d'Alain Juppé, qui a refusé de payer sa cotisation 2018 à LR, elle explique : "Je les connais depuis des années et je les aime bien à titre personnel. Mais avec ces garçons, j'ai toujours l'impression que c'est le retour à la cour d'école maternelle : puisque ce n'est pas moi le chef, alors je m'en vais !". Sur le refus du maire de Bordeaux de s'acquitter de sa cotisation pour la deuxième année consécutive, elle assène : "Venant de celui qui a imposé la primaire pour y participer... Quelle élégance ! Et je ne parle même pas du manque de classe vis-à-vis du militant qui est au smic, ou de celui qui a une petite retraite, et qui lui fait l'effort de payer la sienne !" 

Sur Juppé : "en politique, les Français ne sont pas fans du vintage"

"Le début de l'année, c'est l'heure des inventaires qui permettent de redémarrer sur des bases claires. C'est aussi l'époque des soldes. Et au final, les soldes, c'est quoi ? Vendre pour pas cher ce qui était à la mode les années passées... Mais à la différence qu'en politique, les Français ne sont pas fans du vintage", juge-t-elle à propos d'Alain Juppé. 

L'ancienne présidente du RPR défend Laurent Wauquiez face aux critiques."Il faut lui laisser du temps, estime-t-elle. Il faudra juger sur ce qu'il va concrètement faire dans les prochains mois. Je suis persuadée qu'il a les capacités, la volonté et l'énergie qui peuvent permettre de fédérer les envies et répondre aux interrogations du moment." 

"On n'a pas que des amis quand on dirige un parti"

Selon elle, "Laurent est juste dans le collimateur de certaines ambitions personnelles qui n'acceptent pas qu'il ait gagné avec 74% des voix ! Il faut respecter ce choix démocratique", estime-t-elle. Quant à ceux qui critiquent leur président sans quitter LR, Michèle Alliot-Marie reconnaît qu' "on n'a pas que des amis quand on dirige un parti, jamais. Et je suis bien placée pour le savoir. Mais ne pas respecter le choix des militants, c'est une marque de suffisance qui est difficilement acceptable. Qu'il y ait des débats internes, c'est normal. Mais si c'est pour saper l'ensemble du mouvement, c'est très dangereux"

"L'organisation d'une primaire a été une ânerie"

"Ceux qui s'essaient à ce petit jeu-là doivent se dire que ça finit toujours par se retourner contre eux, avertit-elle. Trop nombreux sont ceux qui considèrent encore que le but de la politique, c'est de servir leur carrière. Alors que c'est au contraire se battre pour la grandeur de la France et l'épanouissement des Français", estime MAM.

Pour l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, "la création de l'UMP (en 2002), ça a été l'erreur originelle", "tout comme l'organisation d'une primaire a été une ânerie". En 2002, "j'étais partisane de créer une fédération des partis existants (...). C'est un autre choix qui a été fait, sous la pression de certains, comme Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin". 

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