Les policiers chargés de la sécurité de Macron râlent contre leur maigre plateau-repas

Les policiers chargés de la sécurité de Macron râlent contre leur maigre plateau-repas
Deux agents de police à Lille, le 2 septembre 2017

Orange avec AFP, publié le vendredi 08 septembre 2017 à 09h20

Ils en ont eu la gorge nouée. Les agents qui assuraient la sécurité du président de la République à Forbach, en Moselle, lors de la rentrée des classes ont publié sur Internet une photo de leur déjeuner, pour le moins frugal : une pomme, un paquet de biscuits, une brique de jus de fruit et une petite bouteille d'eau.



En guise de repas, ils ont reçu à peine de quoi nourrir un enfant à l'heure du goûter. Le syndicat de police Unité SGP Police FO a exprimé la colère des fonctionnaires mobilisés lundi 4 septembre pour encadrer un déplacement officiel d'Emmanuel Macron. En cette journée de rentrée scolaire, le chef de l'État était attendu dans une école primaire de Moselle. Le midi, le repas ne s'est pas éternisé pour les policiers, et pour cause. Selon une information du quotidien L'Est Républicain relayée par France Info, un simple en-cas leur a été distribué, ce qui a suscité leur colère.



UNE JOURNÉE ÉPUISANTE "PHYSIQUEMENT ET PSYCHOLOGIQUEMENT"

La maigre collation a du faire office de repas pour l'ensemble de l'équipe qui s'est occupée de la sécurité du président durant toute la journée, de 3h30 du matin à 17 heures, précise la branche départementale d'Unité SGP Police FO sur sa page Facebook. "La photo ci dessous illustre une fois de plus la considération de l'administration (envers les policiers) car le repas tant attendu s'est avéré être un simple goûter... Sachant que ceux ci ont passé la journée entière sur un service d'ordre épuisant physiquement et psychologiquement", s'indigne le syndicat, qui déclare ne pas accepter ces conditions de travail.

FORFAIT REPAS DE 15,25 EUROS

En temps normal, les agents en mission peuvent prétendre à un forfait repas de 15,25 euros, a expliqué le secrétaire départemental d'Unité SGP Police FO en Meurthe-et-Moselle, Abdel Nahass, interrogé par L'Est Républicain. "Là, on en est loin !" Le syndicat envisage de faire part de la situation au préfet délégué ainsi qu'au CHSCT, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. "C'est toujours la Direction départementale de la sécurité publique qui reçoit qui à la charge d'assurer la restauration", a précisé Abdel Nahass.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.