Les policiers appelés à faire la "grève du zèle"

Les policiers appelés à faire la "grève du zèle"
Des policiers rassemblés devant l'hôtel de ville de Grasse, lors d'une manifestation, le 28 février 2012

publié le lundi 10 octobre 2016 à 17h39

L'agression ultra-violente de quatre policiers (dont un est toujours entre la vie et la mort) au cocktail Molotov dans un quartier sensible de Viry-Chatillon samedi 8 octobre a provoqué un fort élan de mobilisation chez les représentants des forces de l'ordre. Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, a appelé ce lundi les policiers à une "grève du zèle". Deux autres organisations ont quant à elles proposé des rassemblements silencieux devant les commissariats mardi.

"Nous appelons tous les policiers, en soutien à nos collègues" visés par cette attaque et dont l'un se trouve toujours entre la vie et la mort, à une "grève du zèle" à partir de mardi, a déclaré le secrétaire général adjoint du syndicat, Frédéric Lagache, sans préciser la durée du mouvement.


L'objectif affiché est de "ne traiter que les urgences et les cas graves" dans les commissariats et de "faire l'impasse sur un stationnement gênant par exemple", a-t-il précisé, laissant à chaque policier "l'opportunité" de ses "moyens d'action". Le syndicat réclame au gouvernement et "aux candidats à la présidence de la République la fermeté" pour les "agresseurs et assassins de policiers".

"Il faut des peines exemplaires" et que "la peur change de camp" estime le représentant syndical. Le syndicat veut "recentrer le policier sur son cœur de métier", c'est-à-dire les patrouilles, et "non des surveillances de points statiques". Il réclame également des renforts d'effectifs particulièrement pour le département de l'Essonne.

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