Les personnes vaccinées avec AstraZeneca "ne sont pas en danger", assure Olivier Véran

Les personnes vaccinées avec AstraZeneca "ne sont pas en danger", assure Olivier Véran
Olivier Véran à Paris, le 11 mars 2021.

publié le mardi 16 mars 2021 à 10h49

Comme plusieurs pays européens, la France a suspendu l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca en raison de quelques cas de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, sans lien avéré avec l'injection.

Au lendemain de la suspension de l'utilisation du vaccin AstraZeneca en France, le ministre de la Santé, Olivier Véran a assuré, mardi 16 mars, que les personnes qui avaient déjà été vaccinées avec ce produit n'étaient pas "en danger".

"Je fais partie de ces Français qui ont reçu une injection d'AstraZeneca, a indiqué le ministre lors d'une visite dans une école de Villiers-le-Bel (Val d'Oise). Je le dis, il n'y a pas de démarche particulière à entamer, les gens ne sont pas en danger parce qu'ils auraient été vaccinés par AstraZeneca."

"Ce que nous dit l'Agence nationale de sécurité du médicament, ce que comme pour toute prise de médicament, si vous présentez des symptômes (...), vous appelez votre médecin", a-t-il expliqué.  "Nous attendons je l'espère pour jeudi après-midi une forme de verdict de la part de la communauté scientifique européenne nous permettant, je le souhaite encore une fois ardemment, de pouvoir reprendre la campagne", a ajouté Olivier Véran.


"On ne confond pas vitesse et précipitation (...) on prend le temps lorsqu'il y a des questions qui se posent de dire 'on suspend, on fait un pas de côté et on regarde comment ça se passe'", a ajouté Olivier Véran.

À l'instar de plusieurs de ses voisins européens, comme l'Allemagne et l'Italie, la France a suspendu lundi l'utilisation du vaccin du laboratoire anglo-suédois, en raison de quelques cas de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, sans lien avéré avec l'injection. L'=1emAgence européenne du médicament (EMA) a annoncé qu'elle examinerait mardi "en détail les informations" sur ces craintes, avant une "réunion extraordinaire" jeudi, tout en réaffirmant que les avantages de ce vaccin étaient supérieurs aux risques.

"La situation est qu'il y a eu de nouvelles alertes venant de différents pays européens (...) avec des anomalies de la thrombose, un tout petit peu atypiques, qui suggèrent qu'éventuellement il pourrait se passer un événement dans lequel le vaccin joue un rôle", a déclaré de son côté sur France Inter le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, le Pr Alain Fischer.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.