Les opposants à l'extrême-droite ont défilé à Lyon

Les opposants à l'extrême-droite ont défilé à Lyon
Image d'illustration de la ville de Lyon

publié le samedi 23 octobre 2021 à 19h30

Le cortège a traversé le Vieux Lyon, considéré comme un bastion de l'ultra droite.

A l'appel de plusieurs organisations civiles, les opposants à l'extrême-droite ont défilé samedi dans les rues de Lyon. Le cortège, qui comptait 5.000 personnes selon les organisateurs et 1.800 selon la préfecture, s'est élancé en début d'après-midi de la Place Bellecour, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "tous unis contre les violences d'extrême droite". 

Des personnalités politiques nationales faisaient partie du cortège, comme les députés LFI (France Insoumise) Eric Coquerel ou Manon Aubry, ou encore la candidate aux récentes primaires d'EELV Sandrine Rousseau.


Lyon, "laboratoire de l'extrême droite"
La Jeune Garde, le Planning familial Rhône ou encore les syndicats CGT, Solidaires et FSU, sont à l'origine de cette manifestation.

Le secrétaire départemental de l'Union départementale CGT du Rhône, Joao Pereira-Afonso, s'est dit "satisfait que cette manifestation ait réuni autant de personnes pour rappeler haut et fort que Lyon n'accueille pas de bon gré ces groupuscules". "Avec les diverses attaques relayées dernièrement, on voit une montée de la violence d'extrême droite et nous avons toujours été contre leurs idées qui vont à l'encontre des intérêts des salariés", a-t-il poursuivi.

Dans leur appel à manifester, les organisateurs rappellent que Lyon est "considérée comme un 'laboratoire de l'extrême droite' depuis maintenant plus de 10 ans" et "subit de multiples agressions de l'extrême droite". "La situation lyonnaise, que nous dénonçons depuis plusieurs années, est en train de s'étendre sur l'ensemble du territoire", alertent-ils.

Une de leur revendications est la fermeture des locaux abritant des groupuscules d'extrême droite, citant le bar associatif "La Traboule" et le club de boxe "l'Agogé", connus pour être les fiefs de Génération identitaire, organisation pourtant dissoute en mars dernier.

Quelques tensions ont opposé des manifestants et des "Gilets jaunes", qui souhaitaient prendre la tête du cortège au départ de la manifestation, rapporte France Info

Vos réactions doivent respecter nos CGU.