Les infections nosocomiales liées à une intervention chirurgicale en hausse

Les infections nosocomiales liées à une intervention chirurgicale en hausse
Sonde urinaire, assistance respiratoire et cathéter augmentent les risques. 

Le Parisien, publié le lundi 11 juin 2018 à 08h52

Entre 2012 et 2017, la part de ces infections est passée de 13,5 % à 16 %, révèle l'agence sanitaire Santé publique France.

Est-il devenu plus dangereux de passer sur le billard ? Selon la dernière enquête de l'agence sanitaire Santé publique France (SPF), la part des infections nosocomiales liées à une intervention chirurgicale est en hausse.

Elle est passée, entre 2012 et 2017, de 13,5 % à 16 %. En revanche, les germes résistants aux antibiotiques, eux, reculent. C'est le signe que « les efforts quotidiens dans les hôpitaux, notamment d'hygiène des mains, portent leurs fruits », remarque le docteur Bruno Coignard, responsable de la direction des maladies infectieuses de SPF.

Infectés en réanimation

Ces infections, qui provoquent 4 200 décès par an, se classent désormais au 2e rang - alors qu'elles étaient au 3e lors de la précédente étude il y a cinq ans - des maladies nosocomiales les plus courantes, derrière les infections urinaires (28 %) et devant les pneumonies (15,5 %).

La plupart apparaissent en réanimation. C'est là qu'un patient sur quatre est infecté. Sonde urinaire, assistance respiratoire ou cathéter y augmentent les risques. « Le tabagisme, l'obésité, l'hypertension artérielle ou le diabète », liste la docteur Anne Berger-Carbonne, de la SPF, seraient des facteurs aggravants.

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