Les "gilets jaunes" manifestent, certains en soutien aux Kurdes ou aux Chiliens

Les "gilets jaunes" manifestent, certains en soutien aux Kurdes ou aux Chiliens
Des "gilets jaunes" participent , le 26 octobre 2019 à Saint-Étienne, à une manifestation "nationale", donnant lieu à des face-à-face tendus avec les forces de l'ordre qui ont usé à plusieurs reprises de ...

, publié le samedi 26 octobre 2019 à 19h13

Quelque 500 "gilets jaunes" ont participé samedi à Saint-Étienne à une manifestation "nationale", donnant lieu à des face-à-face tendus avec les forces de l'ordre, tandis qu'à Paris et Bordeaux d'autres rejoignaient des rassemblements de soutien aux Kurdes ou aux Chiliens.    

Après avoir traversé Saint-Étienne en début d'après-midi, les manifestants ont bloqué vers 16H00 la RN 88, en direction de Firminy et du Puy-en-Velay, à l'aide de bidons métalliques, coupant la circulation dans les deux sens, a constaté un correspondant de l'AFP sur place. 

Ils ont été délogés par les forces de l'ordre à grand renfort de gaz lacrymogènes et les voies ont été dégagées.

La manifestation s'est dispersée vers 18h00 place du Peuple, en centre-ville. Ce 50e acte des "gilets jaunes" n'a pas donné lieu à des "dégâts significatifs ni (...) blessés", selon la préfecture de la Loire, qui a fait état de six interpellations.  

A Bordeaux, environ 250 personnes, selon la préfecture de la Gironde, dont une minorité porteurs de gilets jaunes, ont arpenté dans le calme le centre de Bordeaux, derrière des banderoles proclamant "Fin de mois, Fin du monde = Même combat" ou "Le problème en France, c'est le social, pas le voile". 

Les "gilets jaunes" ont rapidement rejoint un rassemblement de près de 250 Kurdes de la métropole bordelaise qui manifestaient dans un flot de drapeaux rouges, jaunes et verts, aux couleurs du Rojava, pour dénoncer l'offensive turque dans le Kurdistan syrien.

A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé, pour moitié des "gilets jaunes", pour moitié des soutiens aux Chiliens. "Tous ensemble, les peuples unis ne seront jamais vaincus", proclamait une banderole.

Dans le Tarn, d'autres "gilets jaunes" ont participé à un rassemblement d'environ 200 militants écologistes à Sivens où, voici cinq ans, Rémi Fraisse avait été tué lors d'affrontements entre forces de l'ordre et opposants au barrage.

A Toulouse, bastion du mouvement de lutte contre les violences policières, la manifestation a rassemblé dans l'après-midi plusieurs centaines de "gilets jaunes" aux cris de "A bas l'État, les flics et les fachos" et derrière une banderole proclamant "Stop à la grande braderie des services publics".

Un cordon policier a lancé rapidement une première salve de gaz lacrymogènes pour détourner du centre-ville le cortège, repoussé sur la berge extérieure du canal du Midi.

"Maintenant, ce n'est plus les +gilets jaunes+ (...). C'est la France qui est en colère. La mobilisation n'en est qu'à ses débuts", a jugé Lara, une assistante maternelle de 50 ans, interrogée par l'AFP. 

Vers 16H00, seuls de petits groupes continuaient de parcourir la ville rose pour se regrouper dans le centre, les principales artères étant bloquées par la police. "Là, c'est clair, ils veulent tuer le mouvement", a lâché un "gilet jaune" quadragénaire.

Dans le Grand-Est, à Épinal, ce sont 350 "gilets jaunes" qui ont parcouru les rues à partir de 14H30. Le centre-ville leur avait été interdit par la préfecture. Cette dernière a indiqué en fin d'après-midi que la manifestation avait été "plutôt calme" si ce n'est "des incidents mineurs". "Ils ont cheminé tranquillement", a ajouté la préfecture des Vosges.

A Lille, selon le collectif des "gilets jaunes", ils ont été  environ 350 à défiler, sans incidents notables.

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