Les frais bancaires sont de plus en plus élevés

Les frais bancaires sont de plus en plus élevés

Les frais bancaires (hors agios) augmentent ces dernières années dans la grande majorité des établissements français (photo d'illustration).

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le jeudi 06 octobre 2016 à 11h05

Selon une enquête du Parisien-Aujourd'hui en France dévoilée ce jeudi 6 octobre, les différentes catégories de frais bancaires ont connu des "hausses spectaculaires" ces quatre dernières années. Et l'addition devrait être encore plus salée pour le consommateur en 2016.

Confrontées à la baisse des taux, les banques augmentent mois après mois leurs frais bancaires prélevés aux particuliers.

"Globalement, les frais bancaires ont d'ores et déjà grimpé de 2,2% sur les douze derniers mois", explique au quotidien Cédric Musso, directeur de l'action politique à l'UFC-Que Choisir. "Dans le même temps, les prix à la consommation ont augmenté de... 0,2% seulement. Ce n'est pas acceptable". La carte internationale classique à débit immédiat, les retraits hors réseau ou les frais de tenue de compte - instaurés en janvier 2016 et qui se généralisent au fil des mois - connaissent les plus fortes hausses selon le quotidien. Ces frais de tenue de compte devraient rapporter 500 millions d'euros aux banques en 2016, révèle de son côté iTélé.


Selon une étude réalisée par le site internet Choisirmabanque.com et dévoilée par Le Parisien-Aujourd'hui en France, le coût d'un carte internationale à débit immédiat atteint ainsi 44,5 euros par an à la Société générale et chez BNP Paribas (+11% sur 5 ans). Son prix moyen atteint 42,6 euros chez LCL, 39 euros à La banque postale (+7% sur 5 ans) et 38,43 euros au Crédit mutuel (+9%). Autres hausses non négligeables : le coût de 5 retraits par mois hors réseau a par exemple doublé sur 5 ans à la BNP ou à Banque postale et augmenté de 41% à la Banque populaire.

"Les revenus des banques sont sous pression", explique Olivier Sampieri, directeur associé au cabinet de conseil en stratégie Boston Consulting Group (BCG). "Les taux sont très bas, les revenus générés par les dépôts des particuliers baissent et les commissions qu'elles percevaient sur les paiements diminuent également". En un an, les revenus des activités de banque en détail ont chuté de près de 3% en moyenne en France. Les banques "doivent également faire face à la montée des exigences réglementaires et des dépenses informatiques", ajoute Olivier Sampieri. "Les banques sont donc contraintes, pour préserver leur rentabilité, de trouver d'autres sources de revenus".

NÉGOCIER ET ÉVITER LES PACKAGES

Comment limiter sa facture ? "Il n'y a pas de secret, il faut faire jouer la concurrence et se renseigner sur les tarifs des uns et des autres", conseille Matthieu Robin, chargé de mission à l'UFC Que Choisir. L'association a mis à disposition sur son site un comparateur indépendant mais payant des tarifs bancaires. D'autres comparateurs gratuits existent. Le Parisien conseille également d'éviter les packages proposés par les banques "à moins d'être un gros consommateurs de services (chèques de banque, virement différés). Cela revient souvent plus cher", explique-t-il. "Le consommateur a intérêt choisir ses services à la carte", assure Romain Espinasse, responsable banque et placement chez Choisirmabanque.com.



Dans son rapport annuel paru en février, l'association de consommateurs CLCV avait passé en revue les tarifs applicables au 1er février 2016 de 139 établissements en France métropolitaine et en outre-mer. Elle avait conclu que les écarts de tarifs les plus importants concernent les "petits consommateurs" qui utilisent peu de services bancaires. Pour ces petits clients, le différentiel peut aller du simple au triple en France métropolitaine, passant de 37 euros à 104 euros, dans les banques en dur (avec réseau physique) pour un même panier de services et en retenant la formule la moins chère entre paiement à la carte ou par "package" (offre groupée). Outremer, les tarifs restent aussi en moyenne "plus élevé(s) qu'en métropole", allant de 79,31 euros par an à 239,44 euros. Mais il existe "bien des disparités", certaines banques pouvant proposer "des tarifs plus intéressants" qu'en métropole, nuance la CLCV.

En métropole, dans les banques avec réseau physique, le client "moyen" débourse ainsi en moyenne 147,13 euros et le "gros consommateur" environ 210 euros par an. Les banques en ligne restent compétitives, affichant des tarifs allant de 8,35 à 46,88 euros, "à condition de rentrer dans les critères qu'elle fixent", certaines exigeant des minimums de revenus ou d'épargne, avait alors expliqué Sandrine Perrois, juriste à CLCV et coordinatrice de l'étude. Néanmoins la facture moyenne augmente pour toutes les clientèles, remarque la CLCV.
 
77 commentaires - Les frais bancaires sont de plus en plus élevés
  • quand les banques ont ete privatisees les ufc que choisir et autres trucs soit disant de consommateurs , ont ete tres silencieux!ça aurait eviter qu il faille engraisser des actionnaires!

  • Une solution........:
    Dès demain matin, tous les français de rendent à leur banque et demandent
    le remboursement en espèces de tous leurs avoirs.
    Dans l'impossibilité de payer, les banques seront en faillite !
    Cela remettra les pendules à l'heure

  • Mais je vois que l'info ne passe pas , précisions : La BCE injecte chaque mois des milliards dans les banques européennes pour les renflouer ( eh oui...les banques vont très mal )et relancer la consommation des crédits... le petit banquier sans scrupule se sert de cette manne pour spéculer et le client n'en profite pas, résultat leurs investissements toxiques n'étant pas remboursés, il faut tout de même payer la dette alors le client voit ses frais bancaires flamber. Et ce n'est qu'un début car la prochaine étape prévue : disparition progressive de la monnaie en main pour le " tout en carte bancaire " : Résultat, vous ne pourrez plus dire que vous retirez votre argent car tout sera virtuel; J'appelle ça un rapte organisé par la BCE et le FMI. Mais faut pas informer les gens ....tout se fait en douceur , par petites touches et quand on comprendra la supercherie, il sera bien trop tard.

    D'accord avec vous.

    Vous avez raison, mais il faut appeler un chat un chat la BCE et le FMI derrière ils y des noms et cela mérite d'être afficher pour que les peuples savent qui sont les coupables car les abréviations c'est du camouflage pour ne jamais être responsable.

  • Tout simplement : des voleurs avec la plus grande complaisance de nos dirigeants et les lobbys

  • La blague du jour : Quelle est la différence entre un banquier et un oiseau ? Et bien un oiseau s'arrête parfois de voler !!!!

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]