Les dos d'âne sont majoritairement hors norme ou illégaux, selon une association

Les dos d'âne sont majoritairement hors norme ou illégaux, selon une association
(Photo d'illustration)
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, publié le vendredi 17 janvier 2020 à 12h26

Selon l'association Pour une mobilité sereine et durable, la majorité des ralentisseurs installés dans l'Hexagone ne respectent pas les normes officielles de hauteur ni d'emplacement strictement fixées par la loi. 

L'association Pour une mobilité sereine et durable déclare la guerre aux ralentisseurs, dos d'âne et autres coussins berlinois. Cette association, qui défend des conducteurs dont le véhicule a été abîmé ou ont eu un accident à cause d'un ralentisseur, estime que la majorité des 400.000 dos d'âne ne respectent pas les normes officielles de hauteur ni d'emplacement strictement fixées par la loi.




Selon le Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques, qui dépend du ministère de l'Écologie, un ralentisseur de type dos d'âne ne doit pas dépasser les 10 centimètres de haut, ne doit pas supporter de passage piétons et doit être implanté uniquement sur une voie routière limitée à 30km/h. Un ralentisseur de type trapézoïdal doit toujours comporter un passage piéton et ne doit pas être dépasser 10 centimètres, tandis que les coussins berlinois doivent être haut de 6 à 7 centimètres. 




"De plus en plus de gens nous contactent pour nous signaler des irrégularités et nous demander comment procéder pour faire détruire un ralentisseur hors norme ou illégal", explique ce vendredi 17 janvier le président de l'association, Thierry Modolo-Dominati au Parisien

Le tribunal administratif de Lyon a par exemple considéré que le ralentisseur de Saint-Jean-le-Vieux (Ain) était trop haut et que l'axe sur lequel il a été construit était trop fréquenté exige sa "destruction pure et simple" ou sa "transformation". Forte de cette victoire, Pour une mobilité sereine et durable a décidé d'entamer deux procédures contre la métropole de Toulon et le département du Var afin d'exiger la destruction de plusieurs centaines de ralentisseurs qu'elle estime illégaux.

Auprès du Parisien, Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière reconnaît que certaines chaussées surélevées, conçues avec des matériaux en plastique ou en métal, peuvent s'avérer extrêmement dangereuses, notamment pour les motards en cas de pluie.

Mais "peu de villes ont des polices municipales capables d'effectuer des contrôles de vitesse, explique-t-il. Installer un ralentisseur est souvent la seule solution pour faire respecter les limitations en ville. Et le fait est que ça fonctionne plutôt bien."
 

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