Les commerces "non essentiels" autorisés à vendre dans la rue à Dunkerque et Boulogne-Billancourt

Les commerces "non essentiels" autorisés à vendre dans la rue à Dunkerque et Boulogne-Billancourt
Dunkerque le 27 février 2021.

, publié le samedi 27 mars 2021 à 08h25

Constatant que "les commerçants ambulants peuvent travailler, notamment sur les marchés", le maire de Dunkerque a pris un arrêté pour permettre aux commerçant sédentaire considérés comme "non essentiels" de vendre dans la rue. Une initiative suivie par le maire de Boulogne.

Alors que 19 départements sont depuis samedi 27 mars soumis à des "mesures de freinage renforcées", dont la fermeture de commerces et l'interdiction de se déplacer au-delà de 10 km sans dérogation, Dunkerque elle subit des restrictions supplémentaires depuis bien plus longtemps.

En effet, si tout le département du Nord, comme tout le reste des Hauts-de-France est reconfiné depuis le 20 mars, le Dunkerquois était auparavant confiné le week-end depuis le 27 février




Dans ce contexte, Patrice Vergriete, maire de Dunkerque, a décidé de donner un coup de pouce aux commerces dit "non essentiels" de sa ville. L'élu DVG a signé vendredi 26 mars un arrêté municipal "qui entrera en application dès demain et qui permettra aux commerçants sédentaires 'non essentiels' de vendre leurs produits en extérieur, devant leur magasin (...) Cette décision vise à maintenir l'égalité de traitement des commerçants", écrit la mairie dans un communiqué.

"Depuis l'entrée en vigueur des nouvelles mesures visant à lutter contre la Covid-19, les commerçants sédentaires catégorisés comme 'non essentiels' doivent faire face à une distorsion de concurrence. En effet, les commerçants ambulants peuvent travailler, notamment sur les marchés", explique la mairie. "A la suite d'échanges avec les commerçants dunkerquois, Patrice Vergriete a décidé de prendre un arrêté permettant à ces derniers de s'installer eux aussi sur l'espace public, en concertation avec les services de la ville pour la bonne organisation", poursuit-elle. Les commerçants seront autorisés "à occuper le trottoir (...) à condition de laisser un couloir d'un mètre réservé à la circulation des piétons et de respecter la distanciation sociale", jusqu'au 17 avril.

Une initiative suivie également à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, confiné le week-end depuis le 6 mars. Le maire PS Frédéric Cuviller a annoncé dans la foulée avoir "pris la décision de permettre l'installation de marchandises en extérieur par des arrêtés d'autorisation d'occupation du domaine public, afin de soutenir (les) commerçants de proximité qui en ont fait la demande".

"L'occupation du domaine public est, bien évidemment, consentie à titre gratuit et pourra débuter dès demain samedi. Les commerçants qui le souhaitent sont invités à contacter la mairie", déclare-t-il dans un message publié sur sa page Facebook. "Par cette mesure, je souhaite apporter de la cohérence à un dispositif national difficilement compréhensible et lever une contradiction majeure, qui pénalisait les commerces sédentaires", explique-t-il, précisant que la distanciation physique et l'interdiction des rassemblements de plus de six personnes devront être respectés.
 

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