Les cas d'hépatite E transmise par la charcuterie en forte hausse

Les cas d'hépatite E transmise par la charcuterie en forte hausse
Un stand de charcuterie à Berlin, le 13 janvier 2009 (archive)

, publié le mardi 25 septembre 2018 à 15h10

En 2016, les autorités sanitaires ont dénombré plus de 2.200 cas d'hépatite E, un virus transmis, entre autres, par la charcuterie lorsqu'elle n'est pas suffisamment cuite, rapporte Le Parisien.

En 15 ans, le nombre de patients ayant contracté l'hépatite E a explosé. Entre 2002 et 2016, le nombre de cas est passé de seulement 9 à 2.292, révèle une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire.

Cette pathologie, qui s'attaque au foie, peut provenir d'une charcuterie à base de porc cru ou de gibier, tel que le sanglier ou le cerf. Cette maladie est responsable de 18 décès chaque année en France.



Dans l'Hexagone, c'est dans les régions Occitanie, Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur que le nombre d'infections est le plus élevé. Le virus est transmis soit par contact direct avec un animal infecté, soit par voie alimentaire. Dans ce dernier scénario, la charcuterie est particulièrement pointée du doigt par les autorités sanitaires. La plupart du temps, le virus se loge dans des produits à base de foie de porc qui n'ont pas été correctement cuits.



Meilleur dépistage

Dans la moitié des cas, un patient ayant contracté l'hépatite E peut guérir seul, sans traitement, mais la maladie peut parfois nécessiter une hospitalisation. Leur nombre a également bondi ces dernières années : 653 en 2016, contre 57 en 2002. Les symptômes de l'hépatite E sont des nausées et vomissements, accompagnés de fatigue et de fièvre. Les auteurs de l'étude indiquent toutefois que la recrudescence des cas d'hépatite peut également s'expliquer, en partie, par un meilleur dépistage et une "plus grande sensibilisation des médecins".

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