Les applis d'aide à la conduite ne pourront bientôt plus signaler les contrôles routiers

Les applis d'aide à la conduite ne pourront bientôt plus signaler les contrôles routiers
Des policiers à Camphin-en-Pévèle le 6 octobre 2017.

, publié le vendredi 07 juin 2019 à 11h13

La majorité LREM à l'Assemblée souhaite interdire aux applications d'aide à la conduite de signaler les barrages de police en cas d'alerte enlèvement, d'alerte attentat ou de contrôle d'alcoolémie.

Les forces de l'ordre devraient bientôt pouvoir obliger les applications d'aide à la conduite, comme Waze ou Coyote, à ne plus diffuser "messages et indications" à leurs utilisateurs sur certaines routes et dans certains cas, rapporte Le Parisien vendredi 7 juin.



Les députés vont examiner la semaine prochaine un amendement déposé par la majorité LREM dans le cadre de la future loi Mobilité. S'il était adopté, il pourrait entrer en vigueur dès 2020. Il prévoit, pour les applications, l'obligation de cesser l'envoi des "messages et indications qu'ils auraient habituellement rediffusés à leurs utilisateurs", pour toutes les routes désignées par la police, notamment lors d'alerte attentat.

"L'objectif est que les forces de l'ordre puissent, pendant un temps limité et dans un périmètre circonscrit, brouiller les messages envoyés par ces applications non pas dans le cadre de contrôles de vitesse, mais pour des opérations antiterroristes, des alertes enlèvement, des barrages effectués suite à l'évasion de personnes dangereuses, mais aussi des contrôles d'alcoolémie ou de stupéfiants", a expliqué au Parisien la députée LREM du Val-d'Oise Zivka Park.



"Lorsque cela s'est produit dans le passé, les opérateurs avaient déjà coupé d'eux-mêmes leurs services, mais ce texte vise à mon sens autre chose : flasher toujours plus, sanctionner, taper sur l'automobiliste, s'est insurgé le délégué général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray. Alors que l'on est même pas encore sorti de la panade des 80 km/h, ils en remettent une louche en poursuivant une politique de sécurité routière dont le seul principe est de piéger les conducteurs."

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