Lelandais mis en examen une 3e fois, pour "agression sexuelle" sur une jeune cousine

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Nordahl Lelandais arrive au tribunal de Grenoble, le 19 mars 2018
Nordahl Lelandais arrive au tribunal de Grenoble, le 19 mars 2018
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© AFP, JEAN-PIERRE CLATOT

AFP, publié le mercredi 04 juillet 2018 à 12h54

Le dossier s'alourdit pour Nordahl Lelandais: l'ancien maître chien de 35 ans a été mis en examen une troisième fois pour "agression sexuelle" sur une de ses cousines âgée de 6 ans, après l'avoir été pour le "meurtre" de la petite Maëlys et l'"assassinat" d'Arthur Noyer.

Le suspect avait été présenté mardi aux juges grenoblois chargés de l'affaire Maëlys et rien n'avait filtré de ce nouvel interrogatoire qui devait porter sur les circonstances du décès de la fillette de 8 ans et aussi sur ces nouveaux soupçons d'attouchements sur une cousine germaine.

La confirmation de cette nouvelle mise en examen est intervenue mercredi, au lendemain de cette audition qui n'a duré qu'une heure et demi environ et à laquelle l'avocat des parents de Maëlys, Me Fabien Rajon, a pour la première fois pu assister.

Contacté par l'AFP, Me Alain Jakubowicz "n'a pas souhaité s'exprimer" sur ce nouvel élément à l'encontre de son client.

Nordahl Lelandais est suspecté d'avoir abusé de cette cousine lors d'une réunion familiale au domicile de ses parents à Domessin (Savoie) l'été dernier, où il était revenu habiter à l'époque.

Ces faits se seraient produits une semaine avant la soirée de noces à Pont-de-Beauvoisin (Isère), dans la nuit du 26 au 27 août 2017, quand la route de Maëlys de Araujo avait croisé celle de Nordahl Lelandais.

Après analyse de ses téléphones portables dans le cadre de l'affaire Maëlys, de "nombreux" fichiers pédopornographiques ont été retrouvés, nécessitant un "vrai travail d'investigation", selon une source proche de l'enquête, dont une vidéo tournée dans la maison de Domessin.

- "Tombés de haut" -

Son oncle et sa tante, prévenus par les enquêteurs, "ont vu sur cette vidéo un bras, une main, qui écarte la culotte d'une petite fille qui est endormie et qui s'avère être (la) leur", a raconté mardi à l'AFP leur avocate, Me Caroline Rémond. 

Ses clients ont "déposé plainte pour agression sexuelle sur mineure de 15 ans" et se sont portés partie civile "mi-juin", a-t-elle précisé, en formulant la crainte "qu'il y ait d'autres victimes".

Les parents de la fillette "n'avaient aucun doute sur ce cousin et ils n'en sont tombés que de plus haut en apprenant que leur propre fille a été victime de ces actes à caractère sexuel", a souligné Me Rémond.

D'autant que, selon une source proche du dossier, cette tante maternelle l'avait "plutôt soutenu" quand avait éclaté l'affaire Maëlys avec sa mise en examen initiale pour "enlèvement" tout début septembre.

Depuis, les expertises psychiatriques diligentées font état d'une personnalité "de type pervers mais sans maladie mentale" et d'un homme qui ne présente "pas de dangerosité psychiatrique mais une dangerosité criminologique", selon une autre source proche du dossier.

Cela vient aussi "mettre à mal les arguments de la défense sur une sexualité d'adulte" de Nordahl Lelandais, tant avec des femmes que des hommes, selon la même source.

Nordalh Lelandais a d'abord nié toute implication dans la mort de Maëlys et dans celle d'Arthur Noyer, chasseur alpin de 23 ans rencontré en fin de soirée festive en avril 2017 à Chambéry. Mais ensuite, acculé par des preuves matérielles,  il a avancé des scénarios d'accidents pour expliquer leurs morts.

Pour le jeune homme, pris en stop par Lelandais, ce serait une "bagarre" qui finit par une chute fatale dans un endroit escarpé du massif des Bauges (Savoie); et pour la fillette, un violent coup porté au visage alors qu'elle paniquait dans sa voiture où elle était montée pour "aller voir ses chiens".

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