Le "train-surfing", le phénomène qui inquiète

Le "train-surfing", le phénomène qui inquiète
La ligne 6 du métro parisien photographiée en décembre 2007.
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Orange avec AFP, publié le samedi 06 janvier 2018 à 21h45

VIDÉO - C'est une pratique qui se développe de plus en plus chez les jeunes et qui inquiète les autorités. Son nom ? Le "train-surfing", une activité aussi dangereuse qu'interdite, qui consiste à monter sur le toit d'un train ou d'un métro pour, une fois les wagons en marche, se filmer en se tenant debout ou en réalisant des acrobaties.



Les vidéos sont le plus souvent diffusées ensuite sur des sites hébergeant des vidéos en ligne ou sur les réseaux sociaux. Le phénomène vient de Russie, où il est pratiqué de manière plus extrême. En 2012, on y dénombrait pas moins de trois décès par jour, explique BFMTV.

Depuis 2015, l'activité a entraîné trois morts en France, comme fin octobre sur la ligne 6 du métro parisien à la station Bir-Hakeim (XVe arrondissement). Ce jour-là, un adolescent de 16 ans, originaire de Puteaux (Hauts-de-Seine), avait perdu la vie en percutant la verrière de la station. En décembre 2016, un Britannique de 17 ans avait également trouvé la mort à Paris en tentant de grimper sur une rame.



Les "train-surfeurs" risquent jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende. Mais ces amateurs de sensations fortes ne sont presque jamais verbalisés. La RATP se retrouve, elle, en premier ligne pour essayer d'endiguer le phénomène : "On va certainement faire une campagne sur les réseaux sociaux. Pour un peu sensibiliser ce monde là, parce que c'est un monde qui travaille beaucoup sur les réseaux sociaux", explique à BFMTV, Philippe Martin, directeur général adjoint de l'entreprise.

"Et puis aussi, en fonction des lieux d'habitude que l'on repère, on fait de la prévention en mettant des agents, du personnel, afin d'empêcher les jeunes de le faire". Le responsable promet de "porter plainte dès qu'une personne enfreint les règles".

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