Le téléphone d'Emmanuel Macron visé par le logiciel Pegasus ?

Le téléphone d'Emmanuel Macron visé par le logiciel Pegasus ?
©Panoramic (photo d'illustration)

publié le mardi 20 juillet 2021 à 18h20

Selon les informations de Radio France et seize autres partenaires, Emmanuel Macron ferait partie des personnalités ciblées par le projet Pegasus. Un numéro de téléphone du président de la République aurait été entré par le Maroc dans le logiciel d'espionnage.

L'État français visé au plus haut par le projet Pegasus ? Selon les informations récoltées par Radio France et seize autres partenaires, le logiciel d'espionnage aurait ciblé un numéro de téléphone stratégique : celui du président de la République, Emmanuel Macron.


Sur ses téléphones, le chef de l'État dispose de nombreuses applications (Telegram par exemple) pour discuter avec son entourage ou des journalistes.

En mars 2019, un des numéros aurait été entré dans le logiciel espion Pegasus, utilisé par une agence de renseignement marocaine. Ce numéro de téléphone était toujours utilisé par Emmanuel Macron même après avoir fuité en 2017 lors de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle.

L'objectif de Pegasus est clair : accéder à des conversations censées restées secrètes, récupérer des données ou même activer le micro et la caméra du téléphone piraté.

Un manque de vigilance ?

Normalement, le président de la République doit passer par des lignes ultrasécurisées de l'Élysée comme les téléphones Teorem ou Cryptosmart. Un moyen "très chiant" et qui "ne capte nulle part" selon une source proche du palais, jointe par Radio France. "On se surestime et on se dit que personne n'oserait pirater le téléphone du chef de l'État français", confie-t-elle.

Radio France indique que ce piratage aurait eu lieu à une période où le chef de l'État rencontrait plusieurs dirigeants de l'Union africaine afin de débattre de la question du Sahel. Cela aurait été un moyen pour le Maroc d'obtenir des éléments essentiels en termes de diplomatie.

De son côté, l'Élysée déclare que "si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations", rapporte Le Monde. Des vérifications ont lieu actuellement. Le gouvernement marocain affirme que ses informations sont "mensongères", relaie Franceinfo.

Outre le président de la République, d'autres personnalités ont été visées par le logiciel d'espionnage. De retour du Maroc en janvier 2020, Alexandre Benalla a fait tester son mobile où a également été repéré un logiciel espion.

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