Le Russe Piotr Pavlenski placé en garde à vue dans l'affaire Griveaux

Le Russe Piotr Pavlenski placé en garde à vue dans l'affaire Griveaux
L'artiste et activiste russe Piotr Pavlenski, le 14 février 2020, lors d'une conférence de presse relative à l'affaire Griveaux.

, publié le dimanche 16 février 2020 à 13h20

L'artiste russe avait été interpellé samedi après-midi et placé en garde à vue dans une autre procédure. Cette première garde à vue a été suspendue pour permettre de l'interroger sur l'affaire de la diffusion des vidéos intimes.

L'artiste et activiste russe Piotr Pavlenski a été placé en garde à vue dimanche 16 février dans le cadre de l'enquête portant sur la diffusion de vidéos intimes ayant conduit Benjamin Griveaux à retirer sa candidature à la mairie de Paris, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. L'enquête avait été ouverte samedi à la suite du dépôt d'une plainte contre X de l'ex-candidat LREM. 

L'artiste russe avait été interpellé samedi après-midi et placé en garde à vue dans une autre procédure portant sur des violences commises le 31 décembre. Cette première garde à vue a été suspendue pour permettre de l'interroger sur l'affaire des vidéos. Au total, il ne peut pas rester plus de 48h en garde à vue, soit jusqu'à lundi après-midi.



Dans cette affaire,la compagne de Piotr Pavlenski, =1emAlexandra de Taddeo, 29 ans, soupçonnée d'avoir été la destinataire des vidéos intimes, a été placée en garde à vue samedi soir pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'images à caractère sexuel". =1emSelon une source proche du dossier, c'est elle qui aurait été au départ la destinataire des vidéos incriminées.

Vendredi, l'artiste russe, qui revendique être à l'origine de la publication des vidéos attribuées à Benjamin Griveaux, a déclaré que ces images démontrent "l"hypocrisie" de l'ex-candidat LREM à la mairie de Paris, celui-ci ayant fait campagne en mettant en avant "les valeurs familiales traditionnelles".

Le retrait de Benjamin Griveaux a provoqué une onde de choc politique et contraint désormais le parti présidentiel à lui trouver dans l'urgence un successeur pour briguer la mairie de Paris aux municipales de mars.
 

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