En direct : le procès des attentats de janvier 2015 s'est ouvert à Paris

le procès des attentats de janvier 2015 s'est ouvert à Paris
Des policiers au palais de justice de Paris, mercredi 2 septembre.

, publié le mercredi 02 septembre 2020 à 10h00

- Le procès des attentats jihadistes de janvier 2015 s'est ouvert mercredi 2 septembre à Paris sous très haute surveillance.
Les attaques, d'une extrême violence, avaient semé l'effroi et la consternation en France comme à l'étranger. Dix-sept personnes ont été assassinées : 12 par les frères Kouachi à Charlie Hebdo, des membres de la rédaction et deux policiers, une policière municipale, à Montrouge, et quatre clients de l'Hyper Cacher, à Paris, tués par Amédy Coulibaly. Les trois terroristes ont été abattus par les forces de l'ordre.
Quatorze personnes sont jugées, accusées de leur avoir apporté du soutien.

02/09 à 20:02

Ce live est terminé pour aujourd'hui, merci de nous avoir suivi.  

02/09 à 20:00

02/09 à 19:59

La lecture de l'ordonnance de mise en accusation s'est terminée un peu avant 20h. L'audience est suspendue et reprendra jeudi à 9h30 précise.

Jeudi et vendredi, le procès se poursuivra avec l'examen des personnalités de chacun des accusés. Les deux semaines suivantes seront consacrées aux témoignages des 200 parties civiles.

02/09 à 18:44

02/09 à 18:36

02/09 à 16:35

02/09 à 16:34

Selon LCI, plusieurs parties civiles ont quitté la salle, en larmes, pendant que le président a raconté la chronologie des attentats. 

02/09 à 16:32

02/09 à 15:28

02/09 à 14:33

"Ceux qui sont là ne sont pas des lampistes. Il n'y a pas de lampistes", estime l'avocat des victimes d'Amedy Coulibaly, Me Patrick Klugman, disant vouloir rendre hommage à la "mémoire" des personnes tuées lors de la prise d'otage de l'Hyper Cacher de Vincennes, le 9 janvier. "Je voudrais qu'on parle d'un mot, d'un mot qui a disparu de cette procédure, c'est antisémitisme (...) On savait que ce jour-là, on toucherait des juifs au moment le plus sacré, le plus familial de la semaine", insiste-t-il.

02/09 à 14:03

Le médecin Patrick Pelloux au tribunal mercredi matin. Collaborateur de la rédaction de Charlie Hebdo, il a été le premier à découvrir le massacre à son arrivée, le 7 janvier 2015.
Ⓒ THOMAS COEX, AFP
02/09 à 14:01

02/09 à 14:00

Des policiers devant le tribunal mercredi.
Ⓒ THOMAS COEX, AFP
02/09 à 13:59

Haute sécurité et effervescence.Des centaines de policiers à l'extérieur et à l'intérieur du tribunal de Paris : le procès des attentats de janvier 2015 a démarré mercredi matin, avec un niveau de sécurité hors norme et dans l'effervescence. 

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard patrouille dans le tribunal d'un pas rapide et décidé. "Un périmètre de protection a été mis en place", explique-t-il derrière son masque. Son "obsession" : que ce procès des attentats contre Charlie Hebdo, des policiers et une supérette juive puisse se tenir "dans la dignité". 

Les abords du tribunal des Batignolles sont bouclés : les piétons sont contrôlés, certains sacs fouillés, les voitures et même les vélos stoppés. C'est un dispositif inédit pour ce tribunal qui a ouvert ses portes il y a deux ans dans le nord-ouest de Paris.

02/09 à 11:58

SONDAGE. Selon une enquête Ifop pour Charlie Hebdo, 18% des Français de confession musulmane ne condamnent pas l'attentat de 2015 contre l'hebdomadaire satirique. 26% des jeunes musulmans, ne condamnent pas explicitement les auteurs des attentats.

02/09 à 11:55

02/09 à 11:54

Quel rôle ont joué les 14 accusés ? Que savaient-ils des attaques ? Jusqu'au 10 novembre, la cour d'assises va s'efforcer de discerner le degré de responsabilité de chacun dans la préparation des attentats. 

Trois d'entre eux manquent cependant à l'appel et seront jugés par défaut : Hayat Boumeddiene, compagne de Coulibaly et figure du jihadisme féminin, et les frères Belhoucine, tous trois partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. 

La mort des frères Belhoucine, évoquée par diverses sources, n'a jamais été officiellement confirmée. Hayat Boumeddiene, un temps donnée morte, est pour sa part soupçonnée d'être en cavale en Syrie.

02/09 à 11:10

02/09 à 11:10

02/09 à 11:09

"Nous voulons remplir cette salle d'audience de ce qu'ont vécu nos clients", a déclaré Me Patrick Klugman, qui défend des victimes de l'Hyper Cacher, devant la salle d'audience.

02/09 à 11:09

Le procès, initialement prévu avant l'été, avait été reporté en raison de la crise sanitaire. Il sera intégralement filmé pour les archives historiques de la justice, une première en matière de terrorisme. 

Signe de la démarche cathartique de ce procès : les premières semaines d'audience seront consacrées aux témoignages des 200 parties civiles. Le déroulement de l'enquête et l'interrogatoire des accusés ne seront abordés que dans un second temps.

02/09 à 11:05

Peu après 10H00, le président de la cour d'assises spéciale a annoncé l'audience ouverte, en présence de 11 des 14 accusés. Dix sont répartis dans deux box, étroitement encadrés par des policiers encagoulés, un dispositif de sécurité colossal ayant été mis en place. Le 11e comparait libre sous contrôle judiciaire. 

Dans la salle, quelques survivants de l'attaque à Charlie Hebdo et des proches des victimes sont venus, dont Patrick Pelloux, qui a longuement étreint d'autres personnes.

02/09 à 10:40

02/09 à 10:39

"Le procès répond-il aux questions des parties civiles ? Je ne crois pas", a estimé Maryse Wolinski, veuve du dessinateur Georges Wolinski, tué à Charlie Hebdo, mercredi sur RTL

"Je n'attends pas grand chose du procès parce que moi, les questions qui m'importent c'est pourquoi cet attentat a-t-il eu lieu, comme ça, en plein Paris ? pourquoi n'a-t-on pas une vérité sur les dysfonctionnements ? pourquoi on a lâché dans la nature les (frères) Kouachi ? (... ) et pourquoi on a levé la surveillance de Charlie Hebdo? Il y a bien quelqu'un qui a pris une décision là dessus, et pourquoi il y a cette omerta, moi c'est ça qui m'intéresse", a-t-elle poursuivi.

02/09 à 10:24

"Je m'en rappelle presque comme si c'était hier", a confié François Hollande, mercredi matin sur RTL. Cinq ans après les faits, celui qui était alors président de la République estime que la décision des assauts contre les frères Kouachi et Amédy Coulibaly est "la plus lourde, la plus grave", qu'il a dû prendre.

02/09 à 10:22

Ⓒ AFP
02/09 à 11:03

02/09 à 10:14

• Le procès des attentats jihadistes de janvier 2015 s'est ouvert mercredi 2 septembre à Paris sous très haute surveillance. 

• Les attaques, d'une extrême violence, avaient semé l'effroi et la consternation en France comme à l'étranger. Dix-sept personnes ont été assassinées : 12 par les frères Kouachi à Charlie Hebdo - des membres de la rédaction et deux policiers -, une policière municipale, à Montrouge, et quatre clients de l'Hyper Cacher, à Paris, tués par Amédy Coulibaly. Les trois terroristes ont été tués par les forces de l'ordre. 

Quatorze personnes sont jugées, accusées de leur avoir apporté du soutien.

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